
Afrique, mémoires d'un continent
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Afrique, mémoires d'un continent explore l’histoire à travers les siècles et jusqu’à aujourd’hui. Autour d’Elgas, historiens, universitaires et spécialistes expliquent et racontent, sans tabous et à rebours des clichés, comment le passé éclaire le présent. Journaliste et coordinatrice : Delphine Michaud. Réalisation : Taguy M’Fah Traoré. *** Diffusions vers toutes cibles les dimanches à 08h10 TU et 22h10 TU (Heure de Paris = TU + 1) depuis le 27/10/2024.
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La mémoire du continent revient sur un événement marquant du Moyen-Orient, un moment clé du XXe siècle, l’assassinat du président égyptien Anouar el-Sadate, le 6 octobre 1981. Héros de la guerre du Kippour, artisan des accords de Camp David et prix Nobel de la paix, Sadate a marqué l’histoire par ses choix audacieux et controversés. Sa politique d’ouverture et de paix avec Israël, saluée sur la scène internationale, suscita en Égypte et dans le monde arabe de profondes divisions qui aboutiront à son assassinat en direct, en plein défilé militaire au Caire. Comment expliquer cet acte ? Quel était le contexte politique de l’époque et quelles répercussions dans la région ?

La mémoire du continent revient ce dimanche sur l’expansion jihadiste au Mozambique. Depuis 2017, la province de Cabo Delgado, au nord du pays et bordée par l’océan Indien, est le théâtre d’attaques meurtrières et de déplacements massifs. Qui sont ces groupes armés jihadistes ? Quelles idéologies les motivent ? Qui les forme et quels réseaux les financent ? Avec Régio Conrado, docteur en science politique, et professeur de science politique et de philosophie à l’université Eduardo Mondlane de Maputo, chercheur associé au laboratoire Les Afriques dans le Monde et au centre d’études africaines-Leiden *************************************** Elgas : Pouvez-vous nous rappeler ce qui s'est passé à Palma ? Comment les populations ont ressenti cette attaque ? Régio Conrado : C'est d'abord une attaque très violente, bien organisée, bien structurée. Cette attaque a montré aussi que ces groupes étaient bien ancrés, ils connaissaient profondément la région. Ce ne fut pas nécessairement une surprise pour une partie de la population, parce qu'ils avaient déjà eu quelques réticences dues à la présence de gens qui avaient des pratiques religieuses musulmanes particulières, des pratiques qui n'étaient pas courantes dans la région. Il y a effectivement eu une présence beaucoup plus accrue d'étrangers qui avaient une perception beaucoup plus conservatrice de la religion musulmane. Après, il faut aussi ajouter que du point de vue national, c'est effectivement la première fois qu'on a eu à faire à un phénomène qu'on pensait très loin de nous, parce que depuis plusieurs siècles, au Mozambique, on pratique une religion musulmane qui est beaucoup plus tolérante, beaucoup plus ouverte, beaucoup plus tranquille...

Connaissez-vous le colonialisme vert ? Il vante un Éden africain, paradis perdu, paysages intemporels et inviolés aux splendeurs de carte postale dont il faudrait prendre soin, quitte à le faire contre les Africains eux-mêmes, inconscients des offrandes de la nature. Projets spéciaux de parcs en Afrique, déguerpissement des populations pour donner vie à ces projets, triste peinture des autochtones comme dangers contre leur propre terre, culte d’un exotisme sur la base de la science, de protection de l’environnement, ce sont là les expressions du colonialisme vert que décrit notre invité, l’historien Guillaume Blanc. Avec la participation de Guillaume Blanc, historien, maître de conférences en histoire [https://www.rfi.fr/fr/tag/histoire/] contemporaine à l’Université de Rennes, auteur de L’invention du colonialisme vert (éd. Flammarion) [https://editions.flammarion.com/linvention-du-colonialisme-vert/9782081504394]. ****************************** Elgas : L'idée que l'Afrique est le dernier refuge de la nature sauvage n'a rien d'un fait évident, gratuit, naturel. C'est une construction, écrivez-vous. Comment justement cette représentation a-t-elle été construite ? Avec quel renfort de science et avec quels acteurs ? Guillaume Blanc : C'est là que c'est difficile à entendre généralement. Les scientifiques ont moins travaillé sur la base de faits scientifiques que de croyances. Je donne un exemple qui est peut-être le plus connu, celui du mythe de la forêt primaire d'Afrique. Il faut s'interroger sur le mot... D'où viennent les forêts primaires ? On a d'abord des botanistes, des forestiers, français [https://www.rfi.fr/fr/tag/france/] puis britanniques [https://www.rfi.fr/fr/tag/royaume-uni/], qui arrivent dès la fin du XIXe siècle. Et ils vont croire que les villages entourés d'une ceinture forestière, d'une maigre ceinture, sont produits d'une vaste forêt dense, vierge, et que plus il y aurait de population et plus la forêt aurait disparu. Mais en fait, ils lisent l'écologie à l'envers. En réalité, dans les écologies semi-arides, on avait d'abord de la savane, et plus il y a eu de gens, plus ils ont fertilisé les sols jusqu'à se doter d'une couverture forestière, jamais abondante, mais jamais épuisée. Le mythe de la forêt primaire naît au début du XXe siècle et il va perdurer jusqu'à aujourd'hui. Programmation musicale : Embuwa Bey Lamitu, de Hailu Mergia & Dahlak Band.

Héritage, mariage, divorce, garde des enfants, droits et devoirs dans la filiation, relations des hommes et des femmes, hiérarchie des responsabilités et tutelle de la femme... Elgas vous raconte l'histoire de la Moudawana, le code de la famille au Maroc. Sujet sensible, objet de passions, de requêtes successives, elle a été au centre des intérêts tant elle régit la vie de la société marocaine dans ses recoins les plus intimes, les plus politiques, les plus philosophiques et religieux. Avec la participation de Nouzha Guessous, chercheuse en droits des femmes [https://www.rfi.fr/fr/tag/droits-des-femmes/] et bioéthique, membre de la Commission royale consultative chargée de la révision de la Moudawana, auteure de « Une femme au pays des fouqaha, l’appel du houdhoud » (éd. La croisée des chemins). ************************************** Elgas : Avant 1958 et la naissance officielle et formelle de la Moudawana, qu'est-ce qui régissait la vie en famille, le statut personnel au royaume du Maroc [https://www.rfi.fr/fr/tag/maroc/] ? Nouzha Guessous : Avant 1958 et plus précisément avant 1956, la date de l'indépendance, c'était ce qu'on appelle le Fiqh. C'était le Fiqh qui régissait la vie en communauté tout comme la vie dans la famille au Maroc [https://www.rfi.fr/fr/tag/maroc/]. C'est quoi le Fiqh ? C'est un ensemble d'avis qui régissent aussi bien le cultuel que le relationnel, et qui régissent aussi le relationnel aussi bien sur le plan interpersonnel, familial et sociétal ; des avis qui sont issus de compréhension et d'interprétations temporelles des messages du Coran [https://www.rfi.fr/fr/tag/islam/] d'une part, et aussi de tous les dires et actes du Prophète qui ont été en fait émis par des théologiens qui étaient en même temps des jurisconsultes. Ce sont des avis divers, parfois antagonistes, qui montrent d'abord que la pensée islamique a été l'objet d'un dialogue, de débats qui ont abouti à des divisions après la mort du Prophète. Et donc ce sont les divisions qu'on connait, entre les sunnites et les chiites, mais même au sein des sunnites et au sein des chiites, il y a des écoles de Fiqh qui sont différentes. Donc voilà ce sont des avis liés à des compréhensions temporelles qui sont, bien entendu, influencées par le concept et que l'on a malheureusement à tort qualifié de droit islamique, alors que ce n'est pas un droit, et que l'on met dans le concept valise de charia.

Milton Obote, Julius Nyerere, Mwai Kibaki ou encore Ngugi wa Thiong’o… Tous ont en commun d’avoir fréquenté l’Université de Makerere de Kampala, en Ouganda. Dans cet imposant bâtiment à la façade blanche et aux fenêtres bleues, coiffé d’une horloge, dans la plus pure tradition architecturale britannique, une élite est formée. Une élite qui devient la locomotive de la contestation coloniale et l’avant-garde de la décolonisation et des indépendances. Afrique, mémoires d’un continent vous raconte l’histoire d’un pays, l'Ouganda [https://www.rfi.fr/fr/tag/ouganda/], d’une région, d’une génération de leaders africains à travers les bancs d’une université historique. Avec la participation de Florence Brisset-Foucault, maîtresse de conférence en Science politique à La Sorbonne et chercheuse affiliée à l’Institut des mondes africains (IMAF). ******************************************************* Elgas : Pourquoi en 1922 l'Empire britannique fonde-t-il cet établissement ? Florence Brisset-Foucault : Oui, on vient de fêter le centenaire de cette université en 1922. La décision de la part des autorités coloniales de créer cette université n'a rien à voir avec une ouverture d'esprit vers les populations africaines ou un souci philanthropique. C'est plutôt un souci pragmatique face à l'initiative d'un petit nombre de chefs africains ougandais d'envoyer leurs enfants étudier en Grande-Bretagne. Et à ce moment-là, face à cela, naît une préoccupation de la part des autorités coloniales d'éviter qu'il y ait un éparpillement des sujets coloniaux à travers la planète et d'éviter d'exposer, comme ils disent, des esprits africains à des influences politiques qui seraient susceptibles de remettre en cause leur hégémonie politique et culturelle dans l'Empire. Ils étaient particulièrement préoccupés de la possibilité pour des Africains d'aller étudier dans les collèges noirs américains et justement de se frotter à des idéologies de contestation qui pourraient venir des États-Unis.

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