Profils : des récits uniques

Brûle mes lettres

1 h 12 min · 17. juni 2026
episode Brûle mes lettres cover

Beskrivelse

Fragments d'une passion pas simple et de secrets Avant de mourir, la mère de Mehdi lui confie une pochette rouge remplie de lettres d'amour. Elles racontent la passion clandestine entre elle, Françoise, et son père Lahoucine. Ils se sont rencontrés à l’hôpital, à Paris, en 1959. Lui est un travailleur immigré marocain, ouvrier chez Citroën, qui vient d’avoir un accident en mobylette. Elle est une Française catholique, mariée et mère de deux enfants, aide-soignante à l’hôpital. Entre eux débute une relation, d’abord pudique, puis franchement passionnelle, que Françoise raconte au fur et à mesure dans ses lettres à Lahoucine. Une « passion pas simple » entre une femme mariée et un travailleur immigré dans la France conservatrice des années 60, en pleine guerre d’Algérie. Issu de cette union, Mehdi a hérité du paquet de lettres que son père n’a pas brûlé, que sa mère a toujours conservé. Au début des années 2000, Françoise avait raconté son histoire au micro de son fils. C’est à partir de ces archives personnelles que Mehdi se confronte à cet amour métis et clandestin. Alors, peu à peu, cette enquête sur une rencontre amoureuse se déploie en saga familiale dont un fils, trois sœurs et une mère sont les protagonistes. Avec délicatesse et sans tabou, il donne une voix à ce parcours exceptionnel, à cette femme dressée contre la morale et toutes les violences. Ses enfants enfin réunis autour de son micro regardent ces violences en face, et dessine le portrait de cette « passion pas simple ». Avec : Christine Béjat, Michèle Lhuillerie, Philippe Artières, Myriam Ahoudig, Jalal El Hakmaoui. Mentions : - Archives INA de radio ; Actualités ; - Oreille externe : Silvain Gire. Bibliographie : - Archives Personnelles [https://shs.cairn.info/archives-personnelles--9782200255138?lang=fr ], Philippe Artières et Jean François Laé, Armand Colin, 2011 ; - Derrière le mythe métisse [https://www.editionsladecouverte.fr/derriere_le_mythe_metis-9782348078620], Solène Brun, La Découverte, 2024. Pour aller plus loin : - Histoire du métissage, Nelly Schmidt, Editions de la Martinière, Paris, 2003 ; - La double absence, Abdelmalek Sayad, Le Seuil, 1999 ; - Elise ou la vraie vie, Claire Etcherelli, Les lettres nouvelles, 1967. Remerciements : Mes trois sœurs (Christine, Michèle, et Myriam) pour leur participation ; Juliette Guigon pour l'accompagnement lors des doutes et des questionnements ; Silvain Gire pour sa vision ; Ijjou Ahoudig pour son écoute, Annika Erichsen pour sa patience, Philippe Artières pour son regard sur ces lettres, et Jalal El Hakmaoui pour la révélation d'un secret de famille. Et bien sûr l’équipe formidable d’ARTE Radio. Ce podcast documentaire a obtenu une aide sélective aux auteurs de podcast en 2022 et a été soutenu par une résidence à l'Institut français de Casablanca, dans le cadre du festival Amwaj en juillet 2025. Entretien, montage et narration Mehdi Ahoudig Enregistrements février 2004-juillet 2025 Lectures Emmanuelle Lafon Réalisation Samuel Hirsch, Mehdi Ahoudig Musiques originales Samuel Hirsch Mixage Samuel Hirsch Illustration Mehdi Ahoudig (photo d'archives personnelles) Production ARTE Radio

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Brûle mes lettres

Fragments d'une passion pas simple et de secrets Avant de mourir, la mère de Mehdi lui confie une pochette rouge remplie de lettres d'amour. Elles racontent la passion clandestine entre elle, Françoise, et son père Lahoucine. Ils se sont rencontrés à l’hôpital, à Paris, en 1959. Lui est un travailleur immigré marocain, ouvrier chez Citroën, qui vient d’avoir un accident en mobylette. Elle est une Française catholique, mariée et mère de deux enfants, aide-soignante à l’hôpital. Entre eux débute une relation, d’abord pudique, puis franchement passionnelle, que Françoise raconte au fur et à mesure dans ses lettres à Lahoucine. Une « passion pas simple » entre une femme mariée et un travailleur immigré dans la France conservatrice des années 60, en pleine guerre d’Algérie. Issu de cette union, Mehdi a hérité du paquet de lettres que son père n’a pas brûlé, que sa mère a toujours conservé. Au début des années 2000, Françoise avait raconté son histoire au micro de son fils. C’est à partir de ces archives personnelles que Mehdi se confronte à cet amour métis et clandestin. Alors, peu à peu, cette enquête sur une rencontre amoureuse se déploie en saga familiale dont un fils, trois sœurs et une mère sont les protagonistes. Avec délicatesse et sans tabou, il donne une voix à ce parcours exceptionnel, à cette femme dressée contre la morale et toutes les violences. Ses enfants enfin réunis autour de son micro regardent ces violences en face, et dessine le portrait de cette « passion pas simple ». Avec : Christine Béjat, Michèle Lhuillerie, Philippe Artières, Myriam Ahoudig, Jalal El Hakmaoui. Mentions : - Archives INA de radio ; Actualités ; - Oreille externe : Silvain Gire. Bibliographie : - Archives Personnelles [https://shs.cairn.info/archives-personnelles--9782200255138?lang=fr ], Philippe Artières et Jean François Laé, Armand Colin, 2011 ; - Derrière le mythe métisse [https://www.editionsladecouverte.fr/derriere_le_mythe_metis-9782348078620], Solène Brun, La Découverte, 2024. Pour aller plus loin : - Histoire du métissage, Nelly Schmidt, Editions de la Martinière, Paris, 2003 ; - La double absence, Abdelmalek Sayad, Le Seuil, 1999 ; - Elise ou la vraie vie, Claire Etcherelli, Les lettres nouvelles, 1967. Remerciements : Mes trois sœurs (Christine, Michèle, et Myriam) pour leur participation ; Juliette Guigon pour l'accompagnement lors des doutes et des questionnements ; Silvain Gire pour sa vision ; Ijjou Ahoudig pour son écoute, Annika Erichsen pour sa patience, Philippe Artières pour son regard sur ces lettres, et Jalal El Hakmaoui pour la révélation d'un secret de famille. Et bien sûr l’équipe formidable d’ARTE Radio. Ce podcast documentaire a obtenu une aide sélective aux auteurs de podcast en 2022 et a été soutenu par une résidence à l'Institut français de Casablanca, dans le cadre du festival Amwaj en juillet 2025. Entretien, montage et narration Mehdi Ahoudig Enregistrements février 2004-juillet 2025 Lectures Emmanuelle Lafon Réalisation Samuel Hirsch, Mehdi Ahoudig Musiques originales Samuel Hirsch Mixage Samuel Hirsch Illustration Mehdi Ahoudig (photo d'archives personnelles) Production ARTE Radio

17. juni 20261 h 12 min
episode Les cassettes du Docteur Longueville cover

Les cassettes du Docteur Longueville

Recueil de témoignages centenaires Quand mon grand-père meurt, j’hérite de son trésor. Une boite remplie de cassettes audio. Le Jardin des voix de Charonne, c’est le nom qu’il avait donné à ce projet quand il l’a commencé il y a plus de 50 ans. Il était médecin généraliste, infiniment attaché à ses patients. Entre les années 1970 et 1985, il a interviewé les plus âgés d’entre eux à l’aide de son magnétophone. Ils sont nés à la fin du 19ème ou au début du 20ème siècle, et racontent leur enfance dans le quartier de Charonne à Paris où mon grand-père a vécu toute sa vie. J’y ai grandi aussi. Je découvre leurs conditions de vie hallucinantes, leur accent parisien oublié. Ils se remémorent Paris comme un village, avec des jardins et des chèvres. Ils racontent leur enfance et leur quotidien sans eau, sans électricité, sans sécurité sociale. Le linge lavé à la fontaine, l’arracheur de dents. Les parents qui les envoyaient travailler à 12 ans. Les semaines de 70 heures, les bagarres à coup de couteau. ll y a Lucien qui a été le premier de toute l’impasse à se brosser les dents. Marcel, qui a acheté son premier bout de terrain en ramassant des chiffons et des escargots. Berthe qui s’est fait "enceintrer" à 14 ans. Marie-Louise qui a eu la toute première voiture à cheval du quartier. "Quand j’entends parfois vitupérer contre le progrès, conclut Lucien, moi le progrès je lui tire mon chapeau. Parce que quand je vois d’où on vient et où on est, tu parles !". Plus que les vieilles pierres disparues sous le béton, mon grand-père voulait conserver les gens et leurs histoires. Je vous les transmets à mon tour. Pour aller plus loin Si le quartier de la Réunion m’était conté, chroniques ordinaires d’un médecin de campagne à Paris, Lionel Longueville. Remerciements À Lionel et Nanie, et à tous les habitants du quartier de Charonne. Merci à Thomas Pujol pour la restauration des bandes originales, à Paul Lecat de contribuer à faire vivre ces archives dans le cadre de la recherche, et à ma famille d’avoir soutenu ce projet sur plusieurs générations. Enregistrements 1970-1985 Entretiens Lionel Longueville Montage et narration Julie Marcelline Pujol Réalisation et mixage Samuel Hirsch Illustration Oriane Marie Musiques originales Samuel Hirsch Production ARTE Radio

27. maj 202625 min
episode Des parents comme les autres cover

Des parents comme les autres

Copains co-parents : un enfant entre amis Margot et Naïm ont 27 ans lorsqu’ils se rencontrent dans le cadre de leur travail. Très vite, c’est le coup de foudre amical et ils deviennent inséparables. De cette amitié fusionnelle naît une évidence : c’est ensemble qu’ils auront un enfant. Une certitude d’autant plus surprenante qu’ils sont tous les deux en couple et épanouis dans leurs relations amoureuses respectives : Naïm avec Robin et Margot avec Alexis. Mais les deux amis, en plus de s’aimer très fort, ont la conviction que l’amitié constitue un cadre idéal, stable et serein pour élever un enfant, loin des tumultes de la vie amoureuse. Leurs emplois à responsabilité dans la protection de l’enfance ne sont pas non plus pour rien dans cette décision. Afin de mener à bien leur “projet bébé” et malgré le scepticisme et les critiques de leur entourage - et des institutions -, ils décident de s’installer ensemble en colocation. Eliott naît 4 ans après leur rencontre. La cohabitation, qui devait durer quelques mois, se transforme peu à peu en une vie de famille quotidienne… Et, 5 ans plus tard, ils habitent toujours ensemble. Les deux amis devenus co-parents nous ouvrent les portes de leur foyer et partagent leur expérience familiale, leurs hauts, leurs bas et surtout leurs questionnements sur l’avenir. En effet, l’envie d’avoir un deuxième enfant commence à affleurer et avec, le temps des bilans et des dilemmes. Mais entre parties de 7 familles, fête des pères et Belle au bois dormant, on ne fait pas forcement les choses aussi différemment que l’on pensait les faire. Une famille qui interroge nos modèles et la place que l’on donne à l’amitié dans nos vies, en plus de nous faire regarder autrement ce que le quotidien et la parentalité font au couple. Un exercice d’équilibriste à 5 (avec les conjoints) que Margot et Naïm mènent avec amour, humour et une organisation militaire ! Comme n’importe quelle famille. Extraits et mentions : - La Belle au bois dormant, Walt Disney, 1959 ; - Blanche Neige, Walt Disney, 1937. Remerciements : Merci à Margot et Naïm pour leur confiance. Merci aussi au collectif Transmission [https://www.trsm.io/]. J'ai bénéficié d’un an de formation dans le cadre de l’école libre de la narration radiophonique du collectif, de leurs conseils et de leur soutien. Le projet est né dans le cadre de cette formation. Merci en particulier à Taïssia Froidure, Charlie Dupiot et Norah Benarrosh Orsoni, membres du collectif, pour leur accompagnement, Muriel KS. Enregistrements 2024-2025 Montage Bertille Sindou-Faurie Réalisation et mixage Charlie Marcelet Illustration Diane Cartron

13. maj 202631 min
episode Je ne suis pas folle cover

Je ne suis pas folle

La maladie d'un père et l'ethnopsychiatrie Gabrielle a toujours eu peur de devenir folle. Une peur sourde mais bel et bien présente. Car son père est fou. Il y a près de trente ans, un soir, il bascule. Il est interné de force. Le diagnostic tombe rapidement : psychose maniaco-dépressive avec délires mystiques. À chaque crise, il se prend pour Dieu, ou sa descendance. Pendant cinq ans, il enchaîne les allers-retours en hôpitaux psychiatriques. Gabrielle, elle, n’a presque aucun souvenir de cette période. Son cerveau a tout effacé. Car, dans sa famille, on n’en parle pas vraiment. On évoque, on élude, on arrange et puis ça finit par ne plus exister. Aujourd’hui, Gabrielle décide de mener l’enquête. Elle pose enfin les questions qu’elle n’a jamais osé poser à ses parents. Elle interroge ses proches et regarde l’histoire sous un nouvel angle : celui de l’ethnopsychiatrie. Est-ce que son père, né à Dakar et arrivé en France à 17 ans, aurait pu être soigné autrement ? Est-ce qu’on soigne la folie de la même manière à Paris qu’à Dakar ? Le marabout est-il l’équivalent du psy occidental ? Que provoquent l’exil et le métissage dans une famille ? Au milieu des questions et hypothèses que son père rejette en bloc, Gabrielle se demande finalement si elle est sur la bonne piste et explore les oublis culturels, les tabous, les silences familiaux. Remerciements : Merci à Francine, Thierno, Maguette et Esther Daubisse. Benjamin, Camille, Edie, Florent, Jade, Juliette, Perrine, Tarik, Thomas et Armel. Enregistrements 2025 Entretien, montage Gabrielle Niang, Florent Maillet Narration Francine, Thierno, Maguette, Esther Daubisse Réalisation et mixage Annabelle Brouard Illustration Clémence Gouy Production ARTE Radio

14. apr. 202642 min
episode Il restera la gravité cover

Il restera la gravité

Quand les nazis spoliaient les objets du quotidien Quand l’historienne Sophie Juliard, qui travaille sur le pillage des ateliers d’artistes sous l’Occupation, la contacte, Adrianna Wallis découvre, quatre-vingts ans après les faits, que sa famille a été spoliée. Elle savait que Diane Esmond, sa grand-mère paternelle, était peintre, mais avait presque oublié qu’elle était juive. Après le départ précipité de celle-ci pour New York, l’appartement parisien qu’elle occupait a été entièrement vidé par l’administration nazie, comme 38 000 autres dans la capitale : les toiles ont disparu, mais aussi le mobilier et jusqu’aux moindres objets du quotidien. Pour Adrianna, elle-même artiste, ce passé familial refoulé résonne étrangement avec son travail, elle qui n’a cessé, sans trop comprendre pourquoi, d’interroger l’absence, le vide laissé par la disparition d’objets chers. En tissant enquête intime, archives et les réflexions du physicien Joël Chevrier, Adrianna Wallis remet en mouvement cette histoire longtemps tue et interroge ce qui se transmet, parfois à notre insu, d’une génération à l'autre. Bibliographie : - Images d'un pillage, de Sarah Gensburger, Editions Textuel, 2010 ; - Des camps dans Paris de Jean-Marc Dreyfus et Sarah Gensburger, Fayard, 2003. Pour aller plus loin : - La performance 11 petites soucoupes [https://vimeo.com/968755026], réalisée en 2024, au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme, Paris ; - Conférence Il restera la gravité [https://youtu.be/D_4_OnOfpxQ?si=xj4sLq1y29WQYs1y&t=625] en 2025, à l'INHA, Paris ; - L’exposition d’Adrianna Wallis et Diane Esmond Il restera la gravité, du 5 mai au 16 juin 2026 à la galerie Anne-Laure Buffard, Paris ; - L’accrochage Itinéraires d’œuvres spoliées – Diane Esmond et Fédor Löwenstein, jusqu'en 2028, au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme, Paris. Remerciements : Sylvie Harburger, Hélène de Gunzbourg, Andrew Strauss, Joël Chevrier, Sophie Juliard, Sarah Gensburger, Margaux Dumas, les Archives nationales, le Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme, Anne Rousseau, Pascale Samuel, Eloïse Duguay, Marie Bastide, Grégoire Meschia, Fabrice Lorendel, Elise Patton, Léonard Ballesteros, Mila Renno Lehr, Alissa Deleverora, Perrine Kervran, Agathe Chion, Marie Dalcol, Camille Bondon, Sarah Deslande, Mathilde Wallis, Clémence Beraud, et le Centre National des Arts Plastiques. Enregistrements mai 2025 Entretien Adrianna Wallis, Eloïse Duguay Montage Adrianna Wallis Réalisation et mixage Charlie Marcelet Illustration Gloria Avril Production ARTE Radio

27. mar. 202630 min