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Afrique, mémoires d'un continent

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Les mer Afrique, mémoires d'un continent

Afrique, mémoires d'un continent explore l’histoire à travers les siècles et jusqu’à aujourd’hui. Historiens, universitaires et spécialistes expliquent et racontent, sans tabous et à rebours des clichés, comment le passé éclaire le présent. Une émission présentée par Elgas, en collaboration avec Delphine Michaud. Réalisation : Taguy M’Fah Traoré. *** Diffusions vers toutes cibles les dimanches à 08h10 TU et 22h10 TU (Heure de Paris = TU + 2 en été).

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Paroles d'aînés : l'Afrique en quatre dates selon Souleymane Bachir Diagne

Afrique mémoires d'un continent donne la parole aux aînés, femmes et hommes, aux savoirs précieux, pour qu'ils nous racontent l'histoire de l'Afrique et le rapport qu'ils entretiennent avec le continent. Chacune de ces grandes voix du continent reviendra sur quatre séquences de son choix, quatre moments cruciaux qui les ont marquées, travaillées, inspirées.  Souleymane Bachir Diagne, penseur et philosophe sénégalais, auteur de Comment philosopher en Islam [http://www.philippe-rey.fr/livre-Comment_philosopher_en_islam__-235-1-1-0-1.html] (éd. Philippe Rey) et Universaliser [https://www.albin-michel.fr/universaliser-9782226488848] (éd. Albin Michel).   POUR ALLER PLUS LOIN L’émission propose une plongée originale dans l’histoire de l’Afrique à travers la parole de grandes figures intellectuelles. L’idée est de donner la voix à des penseurs du continent afin qu’ils racontent leur rapport à l’histoire, en sélectionnant des dates marquantes. Ces moments clés permettent de mieux comprendre non seulement le passé africain, mais aussi les trajectoires personnelles de ceux qui le racontent. Cette démarche met en lumière une histoire dynamique, inscrite dans les circulations du monde. Elle montre que la mémoire africaine ne se limite pas à des événements figés, mais qu’elle est portée par des expériences, des réflexions et des engagements intellectuels. QUATRE DATES POUR COMPRENDRE L’AFRIQUE Le philosophe Souleymane Bachir Diagne choisit quatre moments emblématiques. Le premier est le pèlerinage de Mansa Moussa au XIVᵉ siècle. Cet événement révèle une Afrique ouverte, connectée, engagée dans des échanges intellectuels, commerciaux et diplomatiques. Il rappelle que le Sahara était un espace de circulation et non une frontière. La deuxième date, 1830, marque la conquête de l’Algérie par la France. Elle symbolise le début de la colonisation moderne du continent, caractérisée par la violence, la domination et les résistances locales. La troisième date, 1956, correspond au premier congrès des écrivains et artistes noirs à Paris. Ce moment incarne une prise de parole collective des peuples colonisés, affirmant leur place dans l’histoire et revendiquant un universel partagé. Enfin, 1990, avec la libération de Nelson Mandela, représente un tournant majeur. Cet événement incarne l’espoir, la réconciliation et une nouvelle vision politique fondée sur l’humanisme et le concept d’Ubuntu. ENTRE HISTOIRE, IDENTITÉ ET UNIVERSEL À travers ces dates, se dessine une réflexion profonde sur l’histoire africaine et son rôle dans le monde. L’Afrique apparaît comme un espace de savoirs, de résistances et de renouveau. Chaque moment choisi éclaire une dimension essentielle : l’ouverture, la domination, l’émancipation et la réconciliation. L’ensemble invite à repenser l’universel comme une construction collective. Cette mémoire plurielle montre que l’histoire du continent africain est indissociable de celle du monde et qu’elle continue d’inspirer les générations présentes et futures.   En partenariat avec Retronews [https://www.retronews.fr/abonnement/lp/sea-google-promo-2-rotation?utm_source=google&utm_medium=cpc&utm_campaign=1530583156&utm_term=retronews&utm_content=799583931094&gad_source=1&gad_campaignid=1530583156&gbraid=0AAAAADgjx7BTXap_7xwyRI-rdHg05uuka&gclid=CjwKCAjwhLPOBhBiEiwA8_wJHLpyYXdcKq0pJefzW8wPyD-05dWluw5L8G9EKcyBFXy_FRqBzUSFyRoC9FMQAvD_BwE], le site de presse de la Bibliothèque nationale de France.

3. april 2026 - 39 min
episode Air Afrique : ascension et faillite d’une ambition panafricaine artwork

Air Afrique : ascension et faillite d’une ambition panafricaine

Dans le souffle et l’élan des indépendances africaines dans les années 1960, un rêve prend forme, donner au panafricanisme quelque chose de concret. Et c’est dans le ciel que ce rêve est ratifié en 1961 avec la naissance de la compagnie Air Afrique. Une fierté, un miroir des ambitions d’un continent qui, après 20 années de trajectoire ascendante, entre dans un tunnel de difficultés internes et doit faire face à des conjonctures internationales délicates. POUR ALLER PLUS LOIN La naissance d’un rêve panafricain En 1961, à Yaoundé, onze États africains fondent Air Afrique, une compagnie aérienne multinationale destinée à relier le continent et à affirmer son autonomie. Ce projet symbolise une volonté politique forte : permettre à l’Afrique de « voler de ses propres ailes ». Soutenue notamment par Air France et d’autres partenaires, la compagnie démarre avec des moyens limités mais une grande ambition. Elle met en place des formations pour africaniser ses cadres et développe progressivement un réseau reliant les capitales africaines et l’Europe. Rapidement, Air Afrique devient un symbole de fierté continentale et d’unité. L’ÂGE D’OR ET LES PREMIÈRES FRAGILITÉS Entre les années 1960 et 1980, Air Afrique connaît une croissance importante. Elle élargit son réseau, transporte des dirigeants, développe son image de marque et incarne une modernité africaine. Cependant, des fragilités apparaissent : dépendance technique vis-à-vis de la France, centralité de Paris dans son réseau, difficultés à développer les liaisons intra-africaines. Par ailleurs, des tensions émergent entre États membres, certains quittant la compagnie. La gestion devient progressivement plus complexe, marquée par des rivalités politiques, des déséquilibres de pouvoir et des problèmes de gouvernance. Malgré ses succès, la compagnie doit faire face à des défis structurels liés à son modèle multinational. DÉCLIN ET DISPARITION D’UN SYMBOLE À partir des années 1980, les difficultés s’accentuent : dettes importantes, mauvaise gestion, sureffectifs et abus internes fragilisent l’entreprise. Les crises économiques, comme la dévaluation du franc CFA et les chocs pétroliers, aggravent la situation. Les tentatives de redressement se multiplient, avec des réformes et même la nomination de dirigeants étrangers, mais sans succès durable. La concurrence internationale, les tensions politiques entre États et une gouvernance instable accélèrent le déclin. Finalement, au début des années 2000, Air Afrique est liquidée. Son histoire reste toutefois emblématique : celle d’un grand rêve panafricain confronté aux réalités économiques, politiques et structurelles du continent.

27. mars 2026 - 39 min
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Bénin : sens des biens culturels spoliés et processus de restitution

Afrique, mémoires d’un continent propose ce dimanche un état des lieux de la restitution des biens culturels spoliés, particulièrement ceux du Bénin. Tandis que le processus de retour est enclenché, quels sont les enjeux ? Quelles réticences ? Et que représentent ces objets ? Quel est leur sens et leur genèse ? Avec la participation de : * Pr Saskia Cousin-Kouton, professeur de Sociologie et Anthropologie à l'Université de Nanterre, auteure de « Ògún et les matrimoines. Histoires de Porto-Novo, Xọ̀gbónù, Àjàṣẹ » (Presses universitaires de Paris Nanterre)  * Pr Didier Houénoudé, professeur d’Histoire de l’art à l’Université d’Abomey Calavi et membre du Comité de préfiguration du projet de musée d’art contemporain, auteur de « Quelle mémoire valoriser ? Patrimoine afro-brésilien et tourisme mémoriel au Bénin » (éd. La Sorbonne).   POUR ALLER PLUS LOIN L’émission s’ouvre sur une réflexion autour des biens culturels béninois, souvent qualifiés à tort d’« objets d’art ». Les intervenants expliquent que ces éléments relevaient avant tout de fonctions sociales, politiques et spirituelles. Produits dans le royaume du Danhomé depuis le XVIè siècle, ils servaient à incarner le pouvoir, protéger les communautés ou communiquer avec les ancêtres. Ces « choses » étaient intégrées à des systèmes religieux comme le vodou et possédaient une véritable « vie » : elles naissaient, remplissaient une fonction, puis disparaissaient. Leur transformation en œuvres d’art dans les musées occidentaux, notamment au début du XXè siècle, a donc profondément dénaturé leur sens originel en les figeant et en les décontextualisant. SPOLIATIONS COLONIALES ET DISPERSION DES BIENS La rupture intervient avec la colonisation à la fin du XIXè siècle. Les biens culturels sont alors saisis lors de campagnes militaires, notamment dès 1892, dans un contexte de violence extrême. Considérés comme butins de guerre, ils sont ensuite envoyés en Europe pour enrichir les musées, souvent sous couvert de « dons » qui occultent leur origine violente. Aujourd’hui, ces objets sont dispersés dans de nombreux pays : France, Allemagne, États-Unis, entre autres. Leur inventaire reste incomplet, malgré des accords récents. Dès leur spoliation, des demandes de restitution ont émergé, portées par les familles, les diasporas et les intellectuels africains. Cependant, des obstacles juridiques et politiques ont longtemps freiné ces démarches. RESTITUTIONS, ENJEUX ACTUELS ET PERSPECTIVES Depuis les années 2010, la dynamique de restitution s’est accélérée, notamment après le rapport Sarr-Savoy et le discours d’Emmanuel Macron en 2017. Le retour de 26 œuvres au Bénin a constitué un moment symbolique fort, suscitant une grande émotion populaire et une réappropriation culturelle, notamment par les communautés traditionnelles. Ces restitutions participent à une reconstruction identitaire et historique, essentielle pour les jeunes générations. Elles s’inscrivent aussi dans des enjeux diplomatiques et juridiques, comme la récente loi française encadrant ces retours. Enfin, le Bénin développe aujourd’hui une ambitieuse politique muséale (Abomey, Ouidah, Cotonou) pour accueillir ces biens. Au-delà de leur conservation, l’enjeu est de redonner vie à ces « choses », en permettant aux populations de renouer avec leur sens spirituel et culturel.

20. mars 2026 - 39 min
episode Éthiopie : Lalibela, une histoire gravée dans la roche artwork

Éthiopie : Lalibela, une histoire gravée dans la roche

Au nord de l’Éthiopie, se trouve un joyau archéologique et architectural, façonné dans la roche, le site rupestre sacré de Lalibela. Des églises monolithiques, dans un réseau de galeries souterraines, toutes singulières et héritage d’un roi du même nom, Lalibela, souverain au croisement des 12ème et 13ème siècles. L’ensemble abrite aujourd’hui encore une vitalité religieuse faite d’offices et d’un culte persistant.      Avec la participation de : * Marie-Laure Derat, historienne et archéologue spécialiste du Moyen-âge éthiopien, directrice de recherche au CNRS * Marie Bridonneau, maître de conférences en Géographie à l’Université Paris Nanterre * Yvette Jallade-Maestroni, productrice déléguée, documentaire sonore « Préserver Lalibela en temps de crise [https://fr.sustainablelalibela.com/resources#podcast] ».   POUR ALLER PLUS LOIN UN SITE HISTORIQUE ET RELIGIEUX UNIQUE Lalibela est un site religieux et architectural exceptionnel datant principalement des XIIᵉ et XIIIᵉ siècles. Le roi Lalibela aurait fait creuser onze églises directement dans la roche volcanique afin de créer une « Nouvelle Jérusalem », à une époque où les pèlerinages vers Jérusalem étaient devenus difficiles. Ces églises monolithiques, reliées par des galeries et des passages souterrains, constituent une prouesse technique remarquable : elles ont été entièrement sculptées dans la pierre et non construites. Chaque édifice possède un style architectural particulier, inspiré notamment des traditions du royaume antique d’Aksoum. Aujourd’hui encore, le site reste un centre religieux vivant, fréquenté quotidiennement par les fidèles et lors de grands pèlerinages, notamment à Noël, lorsque des milliers de croyants s’y rassemblent. Lalibela incarne ainsi un patrimoine à la fois spirituel, historique et culturel majeur pour l’Éthiopie et pour le monde. UNE VILLE EN TRANSFORMATION ET CONFRONTÉE AUX CRISES Autour de ces églises, s’est développée une petite ville d’environ 50 000 habitants. Autrefois simple village, Lalibela s’est progressivement urbanisée grâce à l’activité touristique et à son importance religieuse. Des hôtels, des infrastructures et des services publics ont été créés pour accueillir les visiteurs venus du monde entier. Cependant, la ville traverse aujourd’hui une période difficile. La pandémie de Covid-19 a brutalement interrompu le tourisme, principale source de revenus locaux. À cela, s’ajoutent les conséquences de la guerre dans le nord de l’Éthiopie, notamment le conflit du Tigré et les tensions dans la région Amhara. Ces crises ont fragilisé l’économie locale et provoqué des mouvements de population : certaines élites quittent la ville tandis que des habitants des campagnes s’y réfugient pour plus de sécurité. Malgré ces difficultés, la vie religieuse et communautaire continue d’animer le site. LE PROJET « LALIBELA DURABLE » POUR PRÉSERVER LE PATRIMOINE Face aux menaces qui pèsent sur ce patrimoine exceptionnel, un projet international appelé « Lalibela durable » a été lancé afin de protéger et restaurer le site. Ce programme réunit chercheurs, archéologues, géographes, architectes, artisans et acteurs locaux. L’objectif est de mieux comprendre l’histoire et la structure des églises afin de garantir leur conservation, notamment contre l’érosion causée par l’eau et la fragilité de la roche volcanique. Le projet inclut également la formation d’artisans locaux, la restauration des accès aux églises et la création d’équipements culturels comme un musée ethnographique. L’approche privilégie la collaboration avec la population locale et les institutions éthiopiennes afin d’assurer une gestion durable du site. Malgré les crises actuelles, ce projet témoigne de la volonté de préserver l’héritage de Lalibela et de soutenir les communautés qui y vivent.

13. mars 2026 - 39 min
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Bénin : Solange et Géraldine Faladé, soeurs et pionnières d'un élan féministe

Solange et Géraldine Faladé, deux soeurs issues de l'élite dahoméenne, ont chacune à leur manière participé aux grands combats intellectuels et politiques des années 50 et 60. Entre psychanalyse, militantisme et écriture, elles ont contribué à mettre en lumière les luttes et les figures pionnières des femmes africaines.  POUR ALLER PLUS LOIN L’ENGAGEMENT DE SOLANGE FALADÉ L’émission Afrique, mémoires d’un continent retrace le parcours des sœurs Faladé, originaires du Dahomey (actuel Bénin). L’aînée, Solange Faladé, joue un rôle important dans les milieux intellectuels africains des années 1950. Étudiante en médecine à Paris, elle devient la première femme présidente de la Fédération des étudiants d’Afrique noire en France, un mouvement central dans la lutte anticoloniale et le panafricanisme. Malgré un contexte marqué par le sexisme et les tensions politiques, elle dirige l’association avec l’objectif de rassembler les étudiants africains et de préparer l’émancipation du continent. UNE PIONNIÈRE DE LA PSYCHANALYSE AFRICAINE Après son engagement politique étudiant, Solange Faladé se consacre à la psychanalyse. Formée auprès de Jacques Lacan et inspirée par les travaux de Sigmund Freud, elle devient l’une des premières psychanalystes africaines. Ses recherches portent notamment sur les troubles mentaux en Afrique et sur le rapport entre racisme, identité et altérité. Elle développe une réflexion originale sur la différence culturelle et cite l’exemple de la réconciliation sud-africaine autour de Nelson Mandela pour illustrer l’importance du dialogue entre les peuples. GÉRALDINE FALADÉ ET LA MÉMOIRE DES FEMMES AFRICAINES La cadette, Géraldine Faladé, choisit le journalisme et l’écriture. Elle travaille notamment dans les médias liés à la radiodiffusion française et couvre les grands bouleversements politiques de l’Afrique des années 1960. Dans son livre Turbulentes, [https://www.presenceafricaine.com/temoignages-afrique-caraibes/1028-turbulentes-9782708709461.html] publié chez Présence Africaine, elle rend hommage aux femmes africaines pionnières souvent oubliées de l’histoire. À travers des portraits de militantes, intellectuelles et professionnelles, elle montre que les femmes ont joué un rôle majeur dans les luttes pour l’indépendance et pour les droits des femmes.

6. mars 2026 - 38 min
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