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Travailler 4 heures par jour, vraiment?

23 min · 2 de mar de 202023 min
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PODCAST : UNE JOURNÉE DE 4H, VRAIMENT? par Les makeuses https://lesmakeuses.com/wp-content/uploads/2020/03/travailler-4-heures.mp3 [https://lesmakeuses.com/wp-content/uploads/2020/03/travailler-4-heures.mp3]Bonjour très chère Makeuse, La question du temps, de trouver du temps, de gagner du temps est une problématique qui est devenue une véritable obsession pour moi ces derniers mois. Ma priorité est de consacrer un maximum de temps de qualité avec ma fille et de profiter de ce que je vis. Ma réalité, c’est que j’ai un travail qui demande lui aussi du temps, un travail que j’aime beaucoup et surtout que j’envie de faire plein de choses, comme ce podcast par exemple. Je cherche donc toujours des idées, des expériences, des astuces pour trouver le bon rythme, le bon tempo de ma vie. Lorsque j’ai lu l’article sur Korii intitulé « La journée de 8h est une arnaque [https://korii.slate.fr/biz/travail-productivite-journee-huit-heures-arnaque] », j’avoue que ça m’a titillé. Je te raconte : Lizzie Wade est une journaliste qui a commencé à tracker son temps de travail avec une application (Rescue Time si tu veux savoir). Ce genre d’outil permet de voir comment ton temps a été réparti dans la journée : combien d’heures tu as passées sur les réseaux sociaux, à répondre aux mails, à travailler effectivement, etc. Cette chère Lizzie a eu une semaine de travail particulièrement éprouvante, tu sais cette semaine où tu te sens dépassé.e, de mauvais poil, stressé.e, fatigué.e, … Et en regardant le bilan sur son appli, surprise : elle n’avait en fait travaillé que 35h ! Après en avoir discuté avec des collègues, elle constate qu’eux aussi admettent qu’en réalité, ils ne travaillent pas plus de 5 voire 6 heures par jour. Actu un peu plus récente : je tombe sur un autre article la semaine dernière : « Travailler 4 jours en étant payé 5, c’est possible [https://madame.lefigaro.fr/business/travailler-4-jours-en-etant-paye-5-cest-possible-070220-179540] »  qui relate le changement de politique chez Welcome to the jungle. Leurs salariés travaillent à présent 4 jours payés 5 et, après quelques réajustements, ils sont parvenus à être plus productifs que lorsqu’ils travaillaient 5 jours par semaine. Plusieurs grandes entreprises ont mené ce genre d’expériences et je n’ai lu que des retours positifs : par exemple Microsoft Japon a vu sa productivité augmenter de 40% en faisant des semaines de 4 jours pendant l’été. Petite précision : évidemment, ce « travailler moins pour produire plus », ça marche pour les professions dîtes intellectuelles, tu t’en doutes bien, c’est-à-dire quand ton outil de travail c’est ta matière grise, ta créativité, … TRAVAILLER 4 HEURES PAR JOUR ? VRAIMENT ?!? TU TRAVAILLES VRAIMENT 8 HEURES PAR JOUR TOI ? A vrai dire, je n’ai pas attendu de lire ces articles pour avoir constaté la même chose. Dans certaines conditions (dont on va parler tout au long de cet article), il est tout à fait possible de travailler moins en étant au minimum autant productif. Si tu te poses sur ta réalité quelques minutes, tu vas faire très probablement faire la même constatation : ce n’est pas parce que tu es vissé.e à ton bureau ou à ton ordinateur pendant 8 heures que tu seras productif.ve pendant tout ce temps. Les réseaux sociaux, les mails, les appels, les moments où tu décroches, tout ce temps-là, c’est du temps que tu consacres à ton travail mais qui n’est pas de qualité. LE CONCEPT DE DEEP WORKING OU TRAVAIL EN PROFONDEUR Là, c’est le moment idéal de parler avec toi d’une lecture très intéressante, dont j’espère pouvoir te faire un petit compte rendu ce mois-ci : Deep Working de Cal Newport. Tout au long de cet ouvrage, l’auteur définit ce qu’est le travail en profondeur, en quoi il est essentiel, et comment lui faire une place dans son organisation de travail. Le travail en profondeur c’est ce moment où l’on effectue une tâche dans un état de concentration absolue. Voici la petite formule délivrée par l’auteur : Production d’excellente qualité = temps passé X intensité de la concentration. En vrai, vous connaissez ces petits moments de grâce où, après une, deux ou trois heures de travail assez intensives, vous vous dîtes : « Ah ! Super, j’ai été efficace ». Un bon gros sentiment de satisfaction du travail bien fait. L’objectif, c’est de les ritualiser, de les intégrer dans ses habitudes de travail pour être beaucoup beaucoup plus efficace et aussi beaucoup beaucoup plus satisfait.e. Cependant, un tel état de concentration ne peut être maintenu plus de 3 ou 4 heures dans une journée. Et c’est de là que vient cette idée des journées de 4h de travail. Pour mettre en place ces moments de travail en profondeur il faut aussi que cela ait un sens. Et le fait de travailler moins de temps n’est pas vraiment suffisant. Derrière ce concept qui, finalement, n’est pas révolutionnaire (en gros plus tu te concentres, plus tu es productif), il y a surtout l’idée de bien utiliser sa concentration et son attention. Ce ne sont pas des ressources inépuisables. Vous le sentez bien en fin de journée : il vous est plus difficile de vous concentrer, ne serait-ce que sur une conversation. L’ouvrage de Cal Newport guide le lecteur vers un état d’esprit qui vise à définir ses priorités, et focaliser TOUTE son attention sur ses objectifs. C’est de cette façon qu’il est possible d’organiser son temps de travail plus efficacement et ainsi d’oser se rendre, par exemple, indisponible pour autre chose ou encore, de laisser tomber les distractions inutiles et très gourmandes en attention. [https://lesmakeuses.com/wp-content/uploads/2020/03/podcast-journee-de-travail-de-4-heures-opt.jpg]ET DANS LA RÉALITÉ ? TOUTES LES TÂCHES NE NÉCESSITENT PAS LE MÊME NIVEAU DE CONCENTRATION Par opposition au travail en profondeur, on trouve le travail superficiel qui ne demande pas une telle concentration. L’idéal, dans une journée, est de consacrer au maximum 50% de son temps à ces tâches : mails, rendez-vous, … C’est ce genre de petites choses que l’on peut faire distraitement et qui nous prennent facilement 3 heures au lieu d’une. A la fin de cet article tu retrouveras quelques conseils pour t’organiser et tendre vers ces 4 heures de travail par jour, et la gestion de ces tâches superficielles sera bien évidemment développée. NOTRE ATTENTION N’EST PAS SOLLICITÉE UNIQUEMENT PAR LE TRAVAIL DANS UNE JOURNÉE La lecture de ces articles et de ce livre m’a vraiment passionnée, mais j’en suis sortie tout de même avec une certaine frustration : c’est bien mignon d’être le plus productif et le plus efficace au travail, mais la vraie vie elle contient du quotidien dedans aussi. Même si le travail, c’est le travail et la maison, c’est la maison (et encore quand on travaille chez soi ce n’est pas si évident), dans notre tête, tout se mélange. Oui, il faut se focaliser sur ses grands objectifs de carrière, de réalisation personnelle, mais il faut aussi trouver un réparateur pour la machine à laver qui fuit. L’auteur est un homme et il ne parle que très très peu de ses contraintes personnelles. Dans l’ouvrage, on perçoit que son attention est à 95% (voire plus) orientée vers sa carrière, et notamment la rédaction d’articles qui seront reconnus et qui lui permettront d’évoluer professionnellement. Il raconte par exemple qu’il marche pour se rendre à son travail (et choisit de ne pas prendre de transport en commun) et qu’il oriente volontairement ses pensées vers son objectif professionnel ou sur le travail de rédaction en cours. Marcher permet de démêler énormément de choses, c’est assurément un bon conseil. Cependant, dans ma journée, je n’ai pas que mes objectifs professionnels en tête. J’ai aussi énormément de questions concernant l’organisation domestique et j’ai aussi besoin de temps dans ma journée pour démêler ces sacs de nœuds là. Le petit bémol, c’est qu’à la fin de la lecture de cet ouvrage, je ne voyais pas comment utiliser mon attention de façon aussi optimale que l’auteur, tout simplement parce qu’on n’a pas les mêmes contraintes. Ce que j’aime bien par contre dans la mise en pratique de plages de travail en profondeur, c’est que durant ces moments-là, je laisse ma charge mentale de côté : elle n’existe pas. Ma concentration et mon attention sont intégralement dirigées sur la tâche que je suis en train d’effectuer et c’est très agréable. Une fois la tâche terminée, je peux, avec l’esprit satisfait et plus tranquille, régler les autres questions qui me taraudent, et ce plus sereinement. Mais, très clairement, dans la réalité, ça ne coule pas autant de source : si on a une vie personnelle on ne pourra pas orienter continuellement son attention sur sa vie professionnelle. Ce serait d’ailleurs bien dommage. Donc, je prends ce qui me plaît : limiter les distractions, me focaliser sur ce qui est important et je fais avec ce que ma vie ma réserve aussi : les questions domestiques par exemple. LA CULPABILITÉ Travailler 4 heures, par jour (même 6), ce n’est pas toujours facile à assumer. Le premier exemple qui me vient est celle de la culpabilité par rapport aux modèles que l’on a. Ayant vu mon père se lever à 4h du matin et fermer son magasin à 20h le soir, je ne m’attends pas à discuter de ça avec lui. Autre exemple : mon bureau a une vitrine, donc quand il est fermé, c’est très visible. L’image que je renvoie par rapport à mes voisins commerçants n’est pas terrible quand je ferme à 16h ou que je magasin reste clos le mercredi. Toutefois, ce qui ne serait vraiment pas terrible, ce serait que la qualité de mon travail baisse et que je fasse couler tranquillement ma boite par simple acquis de conscience. Donc mon choix est fait, le cœur léger. 6 BONNES HABITUDES POUR AMÉNAGER DES PLAGES DE TRAVAIL EN PROFONDEUR C’est une thématique qui mériterait un article pour elle toute seule, et ce sera très prochainement le cas. Alors voici déjà quelques conseils que j’applique ou que j’ai lu dans le livre « Deep Working » et que je compte bien mettre en place. 1. LISTER LES CHOSES À FAIRE En début de semaine, je note toutes les tâches à faire et les répartis par client. Chaque matin, je note quelles tâches je compte effectuer dans la journée et je les priorise en les numérotant. Au fur et à mesure, je coche ce qui a été fait. C’est la méthode du Bullet Journal, simple et efficace. Toutes les tâches non effectuées seront reportées au jour suivant. Chaque fin de journée, je reprends la liste des tâches hebdomadaires (rédigée en tout début de semaine) et je coche ce qui a été fait. C’est hyper satisfaisant. Petit conseil bonus : soyez précis dans la liste. Par exemple si je note « Faire le Podcast sur le temps », c’est trop large : c’est une tâche que je ne peux réaliser en une fois. Donc je note par exemple : • Revoir les notes du livre Deep Working • Faire le plan du Podcast • Enregistrer • Monter • Faire les visuels • Publier l’article sur le blog • Publier sur les réseaux sociaux 2. REGROUPER LES TÂCHES SUPERFICIELLES Dans la to do liste de la semaine, il y aura tout un tas de petites tâches qui ne prennent que 5 minutes mais qui peuvent vite s’éterniser. Regroupe les ! 3. ESTIMER LE TEMPS NÉCESSAIRE POUR LES FAIRE QUITTE À SE TROMPER Pour chaque tâche, je te conseille d’estimer le temps que tu souhaites y consacrer. Quelquefois on ne sait pas, alors on y va à l’instinct. Tant pis si ça déborde un peu. Le but, c’est de contenir la tâche dans un sablier mental. En définissant une marge de temps précise, tu éviteras de papillonner, d’être tenté.e d’aller jeter un œil sur Instagram etc. A titre personnel, il n’est pas rare que je mette une alarme. Je me challenge toute seule. Je fais surtout ça pour les tâches les moins marrantes, je trouve ça plus ludique et surtout, comme ça, je m’en débarrasse beaucoup plus vite ! 4. METTRE EN PLACE DES RITUELS Pour s’atteler à une tâche qui va demander beaucoup de concentration et donc beaucoup d’efforts et ce régulièrement, il faut une certaine dose de volonté. Pour minimiser la quantité de volonté nécessaire à ce plongeon dans la concentration, Cal Newport conseille de mettre en place des rituels : • Choisir un endroit dédié • Choisir le même moment de la journée • … Personnellement, j’essaye toujours de commencer la journée de travail de la même façon. Et ça commence par me faire une tasse de thé, regarder mes mails, répondre aux courriels les plus urgents, mettre de côté les autres, faire ma liste et me lancer dans la première tâche demandant de la concentration de la journée. 5. QUAND CE N’EST PAS LE BON MOMENT, CE N’EST PAS LE BON MOMENT Ce n’est pas toujours possible de se lancer dans un travail de concentration intense au moment où on le souhaite. Un mal de tête persistent, des appels importants, un syndrome prémenstruel douloureux, une bonne grosse fatigue, on passe tou.te.s par là. Tu as alors 2 options : soit faire des choses qui n’exigent pas beaucoup d’attention, soit laisser tomber, tout simplement. Si tu le peux, si tu es à ton compte, rentre chez toi te faire un chocolat chaud que diable ! Reporte les rendez-vous. En te reposant – sans culpabiliser ! – tu t’offres l’opportunité d’être rapidement de retour en force. Saisis-la ! 6. QUAND CE N’EST PAS LE BON ENDROIT, CE N’EST PAS LE BON ENDROIT. Je le sais, je viens tout juste de parler de mettre en place des rituels et donc de trouver un lieu dédié. Un lieu dédié au travail en profondeur, oui ! Mais pour le reste, si tu as envie de faire ta compta sur ton canapé, vas-y ! Je prends quelquefois plaisir à ne pas me rendre au bureau et à travailler dans un espace dédié chez moi ou sur mon canapé avec mon chat sur les genoux. Très sincèrement, c’est ce qui me permet, au final, le lendemain, d’enchaîner des phases de concentration très longues et de mettre un uppercut à ma to do list. J’aurais pu continuer encore longtemps, mais, promis, je reviens bientôt avec plein de bons conseils testés et approuvés 😊 Le plus important dans ces réflexions c’est surtout cette idée de concentration : éviter sa dispersion et aménager des plages de travail efficaces et satisfaisantes. « Faîtes un travail que vous aimez et vous n’aurez pas l’impression de travailler », c’est des conneries. Oui, c’est beaucoup plus cool de faire un travail que l’on aime mais un travail reste un travail. Je fais le travail que j’aime mais je dois aussi batailler avec l’URSSAF, faire ma TVA, passer le balai dans mon bureau, et autres joyeusetés. Donc, pour moi, la question de travailler 4 heures par jour au final, je trouve que c’est mignon comme idée mais c’est du marketing. Les entreprises qui ont testé ça avec leurs salariés ont eu une bonne intuition : les salariés ont une fiche de poste limitée. S’ils se concentrent sur les missions qui leur sont dédiées, ils peuvent réaliser de grandes prouesses dans leur périmètre défini. Pour les entrepreneur.e.s, c’est une autre histoire. Pas de fiche de poste, pas de périmètre défini. Donc 3 ou 4 heures de travail en profondeur par jour, c’est déjà un bel objectif et, inévitablement, il sera suivi par quelques heures de travail superficiel, certes, mais important, en tout cas incontournable. De mon côté, j’essaye de faire le plus d’heures de travail en profondeur en début de semaine, ainsi, j’ai quelquefois le plaisir, le vendredi, de me dire : « L’essentiel est fait », de lancer une série et de faire toutes les petites tâches pas trop intéressantes tranquillement. Parce qu’optimiser, c’est bien, mais c’est beaucoup de pression quand même. C’est bien aussi de faire les choses lentement quelquefois, avec un total manque d’efficacité et une plaquette de chocolat. L’article Travailler 4 heures par jour, vraiment? [https://lesmakeuses.com/travailler-4-heures-par-jour-vraiment/] est apparu en premier sur Les Makeuses [https://lesmakeuses.com].

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PODCAST : UNE JOURNÉE DE 4H, VRAIMENT? par Les makeuses https://lesmakeuses.com/wp-content/uploads/2020/03/travailler-4-heures.mp3 [https://lesmakeuses.com/wp-content/uploads/2020/03/travailler-4-heures.mp3]Bonjour très chère Makeuse, La question du temps, de trouver du temps, de gagner du temps est une problématique qui est devenue une véritable obsession pour moi ces derniers mois. Ma priorité est de consacrer un maximum de temps de qualité avec ma fille et de profiter de ce que je vis. Ma réalité, c’est que j’ai un travail qui demande lui aussi du temps, un travail que j’aime beaucoup et surtout que j’envie de faire plein de choses, comme ce podcast par exemple. Je cherche donc toujours des idées, des expériences, des astuces pour trouver le bon rythme, le bon tempo de ma vie. Lorsque j’ai lu l’article sur Korii intitulé « La journée de 8h est une arnaque [https://korii.slate.fr/biz/travail-productivite-journee-huit-heures-arnaque] », j’avoue que ça m’a titillé. Je te raconte : Lizzie Wade est une journaliste qui a commencé à tracker son temps de travail avec une application (Rescue Time si tu veux savoir). Ce genre d’outil permet de voir comment ton temps a été réparti dans la journée : combien d’heures tu as passées sur les réseaux sociaux, à répondre aux mails, à travailler effectivement, etc. Cette chère Lizzie a eu une semaine de travail particulièrement éprouvante, tu sais cette semaine où tu te sens dépassé.e, de mauvais poil, stressé.e, fatigué.e, … Et en regardant le bilan sur son appli, surprise : elle n’avait en fait travaillé que 35h ! Après en avoir discuté avec des collègues, elle constate qu’eux aussi admettent qu’en réalité, ils ne travaillent pas plus de 5 voire 6 heures par jour. Actu un peu plus récente : je tombe sur un autre article la semaine dernière : « Travailler 4 jours en étant payé 5, c’est possible [https://madame.lefigaro.fr/business/travailler-4-jours-en-etant-paye-5-cest-possible-070220-179540] »  qui relate le changement de politique chez Welcome to the jungle. Leurs salariés travaillent à présent 4 jours payés 5 et, après quelques réajustements, ils sont parvenus à être plus productifs que lorsqu’ils travaillaient 5 jours par semaine. Plusieurs grandes entreprises ont mené ce genre d’expériences et je n’ai lu que des retours positifs : par exemple Microsoft Japon a vu sa productivité augmenter de 40% en faisant des semaines de 4 jours pendant l’été. Petite précision : évidemment, ce « travailler moins pour produire plus », ça marche pour les professions dîtes intellectuelles, tu t’en doutes bien, c’est-à-dire quand ton outil de travail c’est ta matière grise, ta créativité, … TRAVAILLER 4 HEURES PAR JOUR ? VRAIMENT ?!? TU TRAVAILLES VRAIMENT 8 HEURES PAR JOUR TOI ? A vrai dire, je n’ai pas attendu de lire ces articles pour avoir constaté la même chose. Dans certaines conditions (dont on va parler tout au long de cet article), il est tout à fait possible de travailler moins en étant au minimum autant productif. Si tu te poses sur ta réalité quelques minutes, tu vas faire très probablement faire la même constatation : ce n’est pas parce que tu es vissé.e à ton bureau ou à ton ordinateur pendant 8 heures que tu seras productif.ve pendant tout ce temps. Les réseaux sociaux, les mails, les appels, les moments où tu décroches, tout ce temps-là, c’est du temps que tu consacres à ton travail mais qui n’est pas de qualité. LE CONCEPT DE DEEP WORKING OU TRAVAIL EN PROFONDEUR Là, c’est le moment idéal de parler avec toi d’une lecture très intéressante, dont j’espère pouvoir te faire un petit compte rendu ce mois-ci : Deep Working de Cal Newport. Tout au long de cet ouvrage, l’auteur définit ce qu’est le travail en profondeur, en quoi il est essentiel, et comment lui faire une place dans son organisation de travail. Le travail en profondeur c’est ce moment où l’on effectue une tâche dans un état de concentration absolue. Voici la petite formule délivrée par l’auteur : Production d’excellente qualité = temps passé X intensité de la concentration. En vrai, vous connaissez ces petits moments de grâce où, après une, deux ou trois heures de travail assez intensives, vous vous dîtes : « Ah ! Super, j’ai été efficace ». Un bon gros sentiment de satisfaction du travail bien fait. L’objectif, c’est de les ritualiser, de les intégrer dans ses habitudes de travail pour être beaucoup beaucoup plus efficace et aussi beaucoup beaucoup plus satisfait.e. Cependant, un tel état de concentration ne peut être maintenu plus de 3 ou 4 heures dans une journée. Et c’est de là que vient cette idée des journées de 4h de travail. Pour mettre en place ces moments de travail en profondeur il faut aussi que cela ait un sens. Et le fait de travailler moins de temps n’est pas vraiment suffisant. Derrière ce concept qui, finalement, n’est pas révolutionnaire (en gros plus tu te concentres, plus tu es productif), il y a surtout l’idée de bien utiliser sa concentration et son attention. Ce ne sont pas des ressources inépuisables. Vous le sentez bien en fin de journée : il vous est plus difficile de vous concentrer, ne serait-ce que sur une conversation. L’ouvrage de Cal Newport guide le lecteur vers un état d’esprit qui vise à définir ses priorités, et focaliser TOUTE son attention sur ses objectifs. C’est de cette façon qu’il est possible d’organiser son temps de travail plus efficacement et ainsi d’oser se rendre, par exemple, indisponible pour autre chose ou encore, de laisser tomber les distractions inutiles et très gourmandes en attention. [https://lesmakeuses.com/wp-content/uploads/2020/03/podcast-journee-de-travail-de-4-heures-opt.jpg]ET DANS LA RÉALITÉ ? TOUTES LES TÂCHES NE NÉCESSITENT PAS LE MÊME NIVEAU DE CONCENTRATION Par opposition au travail en profondeur, on trouve le travail superficiel qui ne demande pas une telle concentration. L’idéal, dans une journée, est de consacrer au maximum 50% de son temps à ces tâches : mails, rendez-vous, … C’est ce genre de petites choses que l’on peut faire distraitement et qui nous prennent facilement 3 heures au lieu d’une. A la fin de cet article tu retrouveras quelques conseils pour t’organiser et tendre vers ces 4 heures de travail par jour, et la gestion de ces tâches superficielles sera bien évidemment développée. NOTRE ATTENTION N’EST PAS SOLLICITÉE UNIQUEMENT PAR LE TRAVAIL DANS UNE JOURNÉE La lecture de ces articles et de ce livre m’a vraiment passionnée, mais j’en suis sortie tout de même avec une certaine frustration : c’est bien mignon d’être le plus productif et le plus efficace au travail, mais la vraie vie elle contient du quotidien dedans aussi. Même si le travail, c’est le travail et la maison, c’est la maison (et encore quand on travaille chez soi ce n’est pas si évident), dans notre tête, tout se mélange. Oui, il faut se focaliser sur ses grands objectifs de carrière, de réalisation personnelle, mais il faut aussi trouver un réparateur pour la machine à laver qui fuit. L’auteur est un homme et il ne parle que très très peu de ses contraintes personnelles. Dans l’ouvrage, on perçoit que son attention est à 95% (voire plus) orientée vers sa carrière, et notamment la rédaction d’articles qui seront reconnus et qui lui permettront d’évoluer professionnellement. Il raconte par exemple qu’il marche pour se rendre à son travail (et choisit de ne pas prendre de transport en commun) et qu’il oriente volontairement ses pensées vers son objectif professionnel ou sur le travail de rédaction en cours. Marcher permet de démêler énormément de choses, c’est assurément un bon conseil. Cependant, dans ma journée, je n’ai pas que mes objectifs professionnels en tête. J’ai aussi énormément de questions concernant l’organisation domestique et j’ai aussi besoin de temps dans ma journée pour démêler ces sacs de nœuds là. Le petit bémol, c’est qu’à la fin de la lecture de cet ouvrage, je ne voyais pas comment utiliser mon attention de façon aussi optimale que l’auteur, tout simplement parce qu’on n’a pas les mêmes contraintes. Ce que j’aime bien par contre dans la mise en pratique de plages de travail en profondeur, c’est que durant ces moments-là, je laisse ma charge mentale de côté : elle n’existe pas. Ma concentration et mon attention sont intégralement dirigées sur la tâche que je suis en train d’effectuer et c’est très agréable. Une fois la tâche terminée, je peux, avec l’esprit satisfait et plus tranquille, régler les autres questions qui me taraudent, et ce plus sereinement. Mais, très clairement, dans la réalité, ça ne coule pas autant de source : si on a une vie personnelle on ne pourra pas orienter continuellement son attention sur sa vie professionnelle. Ce serait d’ailleurs bien dommage. Donc, je prends ce qui me plaît : limiter les distractions, me focaliser sur ce qui est important et je fais avec ce que ma vie ma réserve aussi : les questions domestiques par exemple. LA CULPABILITÉ Travailler 4 heures, par jour (même 6), ce n’est pas toujours facile à assumer. Le premier exemple qui me vient est celle de la culpabilité par rapport aux modèles que l’on a. Ayant vu mon père se lever à 4h du matin et fermer son magasin à 20h le soir, je ne m’attends pas à discuter de ça avec lui. Autre exemple : mon bureau a une vitrine, donc quand il est fermé, c’est très visible. L’image que je renvoie par rapport à mes voisins commerçants n’est pas terrible quand je ferme à 16h ou que je magasin reste clos le mercredi. Toutefois, ce qui ne serait vraiment pas terrible, ce serait que la qualité de mon travail baisse et que je fasse couler tranquillement ma boite par simple acquis de conscience. Donc mon choix est fait, le cœur léger. 6 BONNES HABITUDES POUR AMÉNAGER DES PLAGES DE TRAVAIL EN PROFONDEUR C’est une thématique qui mériterait un article pour elle toute seule, et ce sera très prochainement le cas. Alors voici déjà quelques conseils que j’applique ou que j’ai lu dans le livre « Deep Working » et que je compte bien mettre en place. 1. LISTER LES CHOSES À FAIRE En début de semaine, je note toutes les tâches à faire et les répartis par client. Chaque matin, je note quelles tâches je compte effectuer dans la journée et je les priorise en les numérotant. Au fur et à mesure, je coche ce qui a été fait. C’est la méthode du Bullet Journal, simple et efficace. Toutes les tâches non effectuées seront reportées au jour suivant. Chaque fin de journée, je reprends la liste des tâches hebdomadaires (rédigée en tout début de semaine) et je coche ce qui a été fait. C’est hyper satisfaisant. Petit conseil bonus : soyez précis dans la liste. Par exemple si je note « Faire le Podcast sur le temps », c’est trop large : c’est une tâche que je ne peux réaliser en une fois. Donc je note par exemple : • Revoir les notes du livre Deep Working • Faire le plan du Podcast • Enregistrer • Monter • Faire les visuels • Publier l’article sur le blog • Publier sur les réseaux sociaux 2. REGROUPER LES TÂCHES SUPERFICIELLES Dans la to do liste de la semaine, il y aura tout un tas de petites tâches qui ne prennent que 5 minutes mais qui peuvent vite s’éterniser. Regroupe les ! 3. ESTIMER LE TEMPS NÉCESSAIRE POUR LES FAIRE QUITTE À SE TROMPER Pour chaque tâche, je te conseille d’estimer le temps que tu souhaites y consacrer. Quelquefois on ne sait pas, alors on y va à l’instinct. Tant pis si ça déborde un peu. Le but, c’est de contenir la tâche dans un sablier mental. En définissant une marge de temps précise, tu éviteras de papillonner, d’être tenté.e d’aller jeter un œil sur Instagram etc. A titre personnel, il n’est pas rare que je mette une alarme. Je me challenge toute seule. Je fais surtout ça pour les tâches les moins marrantes, je trouve ça plus ludique et surtout, comme ça, je m’en débarrasse beaucoup plus vite ! 4. METTRE EN PLACE DES RITUELS Pour s’atteler à une tâche qui va demander beaucoup de concentration et donc beaucoup d’efforts et ce régulièrement, il faut une certaine dose de volonté. Pour minimiser la quantité de volonté nécessaire à ce plongeon dans la concentration, Cal Newport conseille de mettre en place des rituels : • Choisir un endroit dédié • Choisir le même moment de la journée • … Personnellement, j’essaye toujours de commencer la journée de travail de la même façon. Et ça commence par me faire une tasse de thé, regarder mes mails, répondre aux courriels les plus urgents, mettre de côté les autres, faire ma liste et me lancer dans la première tâche demandant de la concentration de la journée. 5. QUAND CE N’EST PAS LE BON MOMENT, CE N’EST PAS LE BON MOMENT Ce n’est pas toujours possible de se lancer dans un travail de concentration intense au moment où on le souhaite. Un mal de tête persistent, des appels importants, un syndrome prémenstruel douloureux, une bonne grosse fatigue, on passe tou.te.s par là. Tu as alors 2 options : soit faire des choses qui n’exigent pas beaucoup d’attention, soit laisser tomber, tout simplement. Si tu le peux, si tu es à ton compte, rentre chez toi te faire un chocolat chaud que diable ! Reporte les rendez-vous. En te reposant – sans culpabiliser ! – tu t’offres l’opportunité d’être rapidement de retour en force. Saisis-la ! 6. QUAND CE N’EST PAS LE BON ENDROIT, CE N’EST PAS LE BON ENDROIT. Je le sais, je viens tout juste de parler de mettre en place des rituels et donc de trouver un lieu dédié. Un lieu dédié au travail en profondeur, oui ! Mais pour le reste, si tu as envie de faire ta compta sur ton canapé, vas-y ! Je prends quelquefois plaisir à ne pas me rendre au bureau et à travailler dans un espace dédié chez moi ou sur mon canapé avec mon chat sur les genoux. Très sincèrement, c’est ce qui me permet, au final, le lendemain, d’enchaîner des phases de concentration très longues et de mettre un uppercut à ma to do list. J’aurais pu continuer encore longtemps, mais, promis, je reviens bientôt avec plein de bons conseils testés et approuvés 😊 Le plus important dans ces réflexions c’est surtout cette idée de concentration : éviter sa dispersion et aménager des plages de travail efficaces et satisfaisantes. « Faîtes un travail que vous aimez et vous n’aurez pas l’impression de travailler », c’est des conneries. Oui, c’est beaucoup plus cool de faire un travail que l’on aime mais un travail reste un travail. Je fais le travail que j’aime mais je dois aussi batailler avec l’URSSAF, faire ma TVA, passer le balai dans mon bureau, et autres joyeusetés. Donc, pour moi, la question de travailler 4 heures par jour au final, je trouve que c’est mignon comme idée mais c’est du marketing. Les entreprises qui ont testé ça avec leurs salariés ont eu une bonne intuition : les salariés ont une fiche de poste limitée. S’ils se concentrent sur les missions qui leur sont dédiées, ils peuvent réaliser de grandes prouesses dans leur périmètre défini. Pour les entrepreneur.e.s, c’est une autre histoire. Pas de fiche de poste, pas de périmètre défini. Donc 3 ou 4 heures de travail en profondeur par jour, c’est déjà un bel objectif et, inévitablement, il sera suivi par quelques heures de travail superficiel, certes, mais important, en tout cas incontournable. De mon côté, j’essaye de faire le plus d’heures de travail en profondeur en début de semaine, ainsi, j’ai quelquefois le plaisir, le vendredi, de me dire : « L’essentiel est fait », de lancer une série et de faire toutes les petites tâches pas trop intéressantes tranquillement. Parce qu’optimiser, c’est bien, mais c’est beaucoup de pression quand même. C’est bien aussi de faire les choses lentement quelquefois, avec un total manque d’efficacité et une plaquette de chocolat. L’article Travailler 4 heures par jour, vraiment? [https://lesmakeuses.com/travailler-4-heures-par-jour-vraiment/] est apparu en premier sur Les Makeuses [https://lesmakeuses.com].

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Entreprendre à la campagne

PODCAST : ENTREPRENDRE À LA CAMPAGNE par Les Makeuses | Les Makeuses - le podcast https://lesmakeuses.com/wp-content/uploads/2019/10/entreprendre-en-milieu-rural.mp3 [https://lesmakeuses.com/wp-content/uploads/2019/10/entreprendre-en-milieu-rural.mp3]Bonjour les Makeuses, Aujourd’hui, on va parler d’un sujet qui concerne beaucoup d’entre vous : entreprendre à la campagne ou en milieu rural. Petite précision avant de commencer : cet article ne s’adresse pas vraiment aux citadin.e.s qui envisagent de s’installer à la campagne mais plutôt à celles et ceux qui n’ont tout simplement pas le choix. On a toujours le choix me direz-vous. Alors disons plutôt celles et ceux qui ont choisi de ne pas se rapprocher d’un centre urbain pour entreprendre ou qui vivent à la campagne et n’envisagent pas de changer de cadre de vie pour entreprendre. Chers amis de la ville qui vous demandez si l’entrepreneuriat est dans le pré, pas de panique, il existe énormément de contenus en ligne pour vous accompagner dans cette prise de décision : * Entreprendre à la campagne, mode d’emploi [https://start.lesechos.fr/startups/outils-conseils/entreprendre-a-la-campagne-mode-d-emploi-10791.php] * Entreprendre à la campagne : 5 conseils pour réussir votre installation [https://www.soho-solo-gers.com/actualites/entreprendre-la-campagne-5-conseils-pour-reussir-votre-installation-2-soho-solo] * Comment monter son projet à la campagne [https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/entreprendre-comment-monter-son-projet-la-campagne-5592350] * Le témoignage d’un entrepreneur qui s’est installé en milieu rural [https://bizcover.bnpparibasfortis.be/fr/on-en-parle/entrepreunariat/entreprendre-a-la-campagne-une-realite-sous-la-loupe] * Les aides pour entreprendre à la campagne [https://www.entreprendre.fr/les-aides-pour-entreprendre-a-la-campagne/] * Guide à télécharger : entreprendre en milieu rural [https://lesmakeuses.com/wp-content/uploads/2019/09/guide_afe_milieu_rural_2018_vf.100612.pdf] En me documentant sur le sujet, j’ai été surprise de constater qu’un quart des créations d’entreprises ont lieu dans des espaces peu denses (dont 3% dans des espaces très peu denses) ce qui représente 130000 structures en 2016. Etonnant non ? ENTREPRENDRE EN MILIEU RURAL : PRODUCTIVITÉ, CALME ET VOLUPTÉ C’est vrai qu’entreprendre à la campagne présente tout un tas d’avantages. BÉNÉFICIER D’UN CADRE DE VIE PRIVILÉGIÉ Vivre à la campagne, c’est vivre à un autre rythme, à un autre volume sonore et dans un environnement globalement moins agité. Ça a ses inconvénients, mais quand on y travaille, ça a également ses avantages. Le stress des transports en commun ou des embouteillages n’est pas vraiment à l’ordre du jour. Certes, on n’est pas à l’abri de rester bloqué.e quelques minutes derrière un troupeau de brebis, mais ce bouchon-là prête plutôt à sourire. Monter et faire tourner son entreprise, c’est déjà beaucoup de stress autant ne pas s’en rajouter en évoluant dans un environnement serein. PROFITER DU CALME Les effets bénéfiques de la nature ne sont plus à prouver. 2 heures par semaine au vert aurait un impact positif sur la santé [https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/29463-Deux-heures-semaine-nature-aurait-impact-benefique-sante], alors toute une vie ! La présence de plantes dans un bureau ou d’une fenêtre donnant sur un espace vert [https://www.lepoint.fr/sante/comment-la-nature-fait-du-bien-a-notre-sante-mentale-29-07-2015-1953183_40.php] permettent déjà d’augmenter la concentration et donc la productivité. Donc quand on peut en plus ouvrir la fenêtre et entendre les oiseaux (ou les vaches meugler 😊), on est les rois du monde ! Marcher dans la nature a également un impact fort sur notre créativité et est un excellent remède contre la déprime. Je ne vais pas m’éterniser sur les bienfaits de la nature et de l’air frais de la campagne, quand on y habite on les connaît. Ce n’est cependant pas du luxe de les remettre à la lumière parce qu’on peut vite oublier que ce sont d’incroyables privilèges. Enfin, il me suffit de me garer en ville pour m’en rappeler assez vite, mais ça, c’est surtout parce que je suis une bille pour faire les créneaux. Bref, la campagne, les petits oiseaux, c’est chouette, mais ce n’est pas que ça. ENTREPRENDRE EN MILIEU RURAL : ISOLEMENT, ISOLEMENT ET ISOLEMENT LA CAMBROUSSE, C’EST LOIN DE TOUT Déjà il y a campagne et campagne. Entre les villages en périphérie urbaine et le fin fond d’une vallée Pyrénéenne il y a déjà tout un monde. Quoiqu’il en soit, la campagne, ce n’est pas la ville (de rien 😊), et quels que soient le nombre de kilomètres, ils sont là. C’est principalement cet inconvénient qui permet de profiter des avantages évoqués plus haut. C’est à prendre ou à laisser. Quand on vient de la campagne, ce ne sont pas vraiment les kilomètres qui vont être pesant mais le temps. Tout est plus long quand il s’agit de la faire hors de son lieu de travail. Pour me rendre au bureau, il me faut presque une demi-heure, quand je dois aller à un rendez-vous professionnel dans la ville la plus proche, c’est une heure aller, une heure retour. Si on ajoute l’heure du rendez-vous en lui-même, une demi-journée est vite passée. Il y aussi la question de l’impact écologique. Ce n’est pas forcément hors des villes que l’on va trouver le plus fort engagement pour la préservation de la nature, en tout cas, c’est ce que je me dis quand je vois mon voisin déambuler avec son réservoir à herbicide sur le dos, mais quand ces problématiques nous touchent, on réfléchit avant de prendre son véhicule, on étudie ses déplacements, on regroupe ses rendez-vous, on optimise son organisation. Cette considération pour son impact écologique va de pair, heureusement, avec la problématique du temps évoquée précédemment. C’est gagnant-gagnant : en limitant mes déplacements, je gagne du temps. Les pouvoirs publics ont généralement conscience de la nécessité de revitaliser ces espaces, et c’est pourquoi les Zones de Revitalisation Rurales [https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F31139]ont été créées et permettent aux entrepreneurs de bénéficier d’exonération fiscales. Il y en a plus de 15000 ! Comme quoi, cet éloignement peut aussi avoir ses avantages. En résumé, quand on habite à la campagne est on est plus loin, c’est indéniable, mais ce n’est pas rédhibitoire pour autant, un peu d’organisation et le tour est joué et si on profiter de quelques avantages fiscaux, c’est tout bénef’. LA SOLITUDE DE L’ENTREPRENEUR À LA CAMPAGNE Ce n’est donc pas tant l’isolement géographique que l’isolement social qui peut être lourd au quotidien, toutefois, encore une fois, ce n’est pas incontournable, bien au contraire. AU SEIN DE L’ENTREPRISE Si vous travaillez en équipe, c’est peut-être déjà une question qui ne vous pèse pas tant que ça. En effet, vous côtoyez vos collègues ou salariés au quotidien. Si vous travaillez seul.e, c’est probablement un chouïa plus compliqué, mais il existe des tas de solutions. Pour ma part, j’ai pris un bureau dans une petite ville pas trop loin de mon domicile pour voir des gens, sortir de chez moi et pouvoir recevoir ma clientèle (et ainsi limiter mes déplacements). Cela ne m’empêche pas de travailler chez moi quand je le souhaite, surtout quand il fait beau et/ou que ma créativité manque à l’appel. Toutefois, c’est un choix par défaut, parce que mon idéal aurait été de profiter d’un espace de coworking. Renseignez-vous : les espaces de travail partagés fleurissent en zone rurale ! A la journée, à la semaine, au mois, à l’année, il y en a pour tous les besoins. Entreprendre à la campagne demande de la flexibilité, de l’adaptation et vous permet de bénéficier de cette flexibilité: vous faîtes comme bon vous semble. Il vous sera quelquefois bénéfique de travailler seul.e, de vous isoler, de vous entourer de verdure et d’autres fois, vous aurez besoin de contact humain, d’échanges, et de dynamisme. Profitez des deux ! LA DIFFICULTÉ DE DÉVELOPPER DES LIENS COMMERCIAUX : NETWORKING, PROSPECTION & ACCOMPAGNEMENT Là où l’isolement peut être un vrai frein pour le développement de votre activité économique c’est quand il s’agit de trouver des clients et des partenaires. Que l’on vive en ville ou à la campagne, un réseau est un réseau. Si vous souhaitez créer votre entreprise, le réseau, c’est la base. Mais de qui est-il composé? Et bien, en premier lieu de vos connaissances: votre famille, vos amis, vos voisins, les artisans avec qui vous avez pu travailler, votre coiffeuse, votre boulanger. En restant dans votre cadre de vie, vous ne vous coupez pas de ces relations acquises de longue date et qui seront de merveilleux moteurs pour votre bouche à oreille. L’étape 2 du réseautage consistera à créer des liens avec des professionnels, confrères ou prospects. C’est durant cette étape que la différence ville / campagne pourra se faire sentir mais si vous restez à l’écoute et suivez l’actualité entrepreneuriale de votre secteur, vous constaterez rapidement qu’il existe des événements spécifiques qui vous permettront de vous faire connaître et de faire de nouvelles rencontres professionnelles: petit-déjeuner, soirée networking, … Enfin, sachez que les entrepreneurs, qu’ils soient en ville ou à la campagne ne sont pas seuls. Il existe énormément de structures pour les aider et les accompagner: Chambre des Commerces et de l’Industrie, Chambre des Métiers, Pépinières, Couveuses d’activité, associations. Partez à la pêche aux infos! Dans ce guide pour entreprendre à la campagne [https://lesmakeuses.com/wp-content/uploads/2019/09/guide_afe_milieu_rural_2018_vf.100612.pdf] (plutôt destiné aux citadins souhaitant s’établir en milieu rural), vous trouverez de nombreuses informations qui pourront vous être utiles : une liste de structures de référence, une webographie, une bibliographie, … N’hésitez pas le consulter. Les réseaux sociaux vous en apprendront également beaucoup. Soyez curieux.ses. Pour ma part je participe aux événements du CREF65 (Centre de Ressources pour l’Entrepreneuriat Féminin) qui ont lieu une fois par mois et qui me permettent de partager mes expériences avec des entrepreneuses de ma zone géographique et également de m’aérer l’esprit. Comme toute chose, entreprendre à la campagne a ses avantages et ses limites, mais aucune d’elles n’est un frein si on s’arme de débrouillardise. Le plus important c’est avant tout de prendre conscience de tous les avantages dont dispose déjà. Le cadre, bien évidemment, la qualité de vie, mais également son réseau personnel, qui a probablement bien plus de valeur que ce à quoi vous pensiez, et les structures et actions qui sont mises en place pour favoriser l’entrepreneuriat en milieu rural. Si vous avez des petites astuces ou conseils à ajouter à cet article, n’hésitez pas à me les communiquer en commentaire ou sur les réseaux sociaux. Je me ferai un plaisir de les ajouter à cet article 😊 L’article Entreprendre à la campagne [https://lesmakeuses.com/entreprendre-a-la-campagne/] est apparu en premier sur Les Makeuses [https://lesmakeuses.com].

13 de nov de 201916 min
Portada del episodio Les Makeuses causent – épisode 3 : Isabelle d’Akasha Tatouage (partie 1)

Les Makeuses causent – épisode 3 : Isabelle d’Akasha Tatouage (partie 1)

LES MAKEUSES CAUSENT - ÉPISODE 3 : ISABELLE D'AKASHA TATOUAGE (PARTIE 1) par Les Makeuses | Les Makeuses causent https://lesmakeuses.com/wp-content/uploads/2019/10/les-makeuses-causent-episode-3-part-1.mp3 [https://lesmakeuses.com/wp-content/uploads/2019/10/les-makeuses-causent-episode-3-part-1.mp3]Bonjour les Makeuses, Voici enfin le troisième épisode des Makeuses causent. Enregistré il y a quelques mois, cet entretien a été passionnant. Mon interlocutrice est Isabelle qui a fondé la salon de tatouage “Akasha Tatouage [https://www.facebook.com/i3aakasha/]“ à Bagnères de Bigorre. J’ai eu le plaisir de me faire tatouer à plusieurs reprises par cette artiste talentueuse et c’est une personne qui m’a beaucoup intriguée et intéressée. Le tatouage a longtemps été un domaine masculin où les femmes se trouvaient à la marge. Les femmes tatouées elles-même étaient mal vues. Avec la démocratisation de cette pratique, le métier s’est peu à peu ouvert aux tatoueuses. C’est la fin du machisme dans le tatouage? C’est quoi être tatoueuse aujourd’hui? Comment concilie t’on sa vie de famille et un salon de tatouage? Isabelle s’est livrée avec la grande sincérité qui la caractérise. Au final, l’entretien a duré 2 heures. C’est pourquoi cet épisode a été coupé en deux et que vous retrouverez la seconde partie la semaine prochaine 🙂 [https://lesmakeuses.com/wp-content/uploads/2019/10/isabelle-akasha-tatouage.jpg]QUELQUES REPÈRES TEMPORELS 01:10 – Ses études et ses premiers jobs où elle connaît ses premières désillusions et prend conscience qu’il lui est difficile de travailler dans une entreprise avec des relations hiérarchiques traditionnelles. Elle sait qu’elle veut vivre de son art, est très attirée par le monde du tatouage mais perçoit cet univers comme inaccessible. 21:44 – L’arrivée de sa fille dans sa vie et la prise de conscience de son besoin de se réaliser et faire quelque chose qu’elle aime. 26:18 : Ses débuts en tant que tatoueuse, l’apprentissage à l’obtention de son numéro de SIRET, et les premières collaborations. 44:30 : Sa vie de tatoueuse. Concurrence et égo des artistes. Son perfectionnisme et son souhait de répondre au maximum aux attentes de ses clients, son rapport à la clientèle, les histoires fortes et les rencontres marquantes. Rendez-vous la semaine pour la suite de cet échange. Nous y aborderons la question de la séparation de sa professionnelle et de sa vie privée, des difficultés de ne pas se laisser happer par son entreprise et de son burn-out.  On parlera aussi créativité, énergie, concurrence et communication. Bonne écoute ! L’article Les Makeuses causent – épisode 3 : Isabelle d’Akasha Tatouage (partie 1) [https://lesmakeuses.com/les-makeuses-causent-episode-3-isabelle-dakasha-tatouage-partie-1/] est apparu en premier sur Les Makeuses [https://lesmakeuses.com].

8 de oct de 20191 h 0 min
Portada del episodio Les Makeuses causent – épisode 4 – Isabelle Akasha Tatouage (partie 2)

Les Makeuses causent – épisode 4 – Isabelle Akasha Tatouage (partie 2)

LES MAKEUSES CAUSENT - ÉPISODE 4 : ISABELLE AKASHA TATOUAGE (PARTIE 2) par Les Makeuses | Les Makeuses causent https://lesmakeuses.com/wp-content/uploads/2019/10/les-makeuses-causent-episode-3-part-2.mp3 [https://lesmakeuses.com/wp-content/uploads/2019/10/les-makeuses-causent-episode-3-part-2.mp3]Bonjour les Makeuses, Chose promise, chose due, voici la deuxième partie de l’entretien avec Isabelle, artiste tatoueuse à Bagnères-de-Bigorre. Nous nous étions quitté.e.s sur les rencontres fortes qu’Isabelle a fait dans son salon. La deuxième partie débute donc sur les difficultés de laisser ce type de travail sur le palier quand on rentre à la maison. Tout comme dans la première partie [https://lesmakeuses.com/les-makeuses-causent-episode-3-isabelle-dakasha-tatouage-partie-1/], Isabelle s’est livrée sans filtre et, en l’écoutant à nouveau, je me suis rendu compte à quel point ça fait du bien de sortir de la langue de bois de l’entrepreneuriat de la réussite parfaite à la sauce Instagram. Vous me direz si ça vous a fait le même effet 😉 [https://lesmakeuses.com/wp-content/uploads/2019/10/makeuses-causent-episode-4.png]QUELQUES REPÈRES CHRONOLOGIQUES : * 0’54 : vie de famille et travail. Réussir à faire une vraie coupure entre le travail et la maison est un véritable challenge même si on se fixe des règles. * 9’37 : le burn-out. Comment on y rentre, bien plus facilement qu’on le croit et comment Isabelle a trouvé le moyen d’en sortir. * 15’35 : la créativité. Comment éviter la panne sèche s’inspiration. Pour Isabelle, c’est assez simple : “Ma muse, c’est mes clients”. * 21’00 : l’évolution de sa pratique. L’intégration de l’énergétique, la biodynamisation des encres, … Un autre regard sur le monde du tatouage. * 31’24 : petit point communication. Isabelle possède un site internet et est présente sur les réseaux sociaux. Instagram et le “pouvoir du hashtag”, et Facebook où elle a choisit d’exprimer librement ses idées et ses opinions. L’occasion de parler de son image public et de sa façon de la gérer. * 40’31 : le moment love. Une déclaration d’amour à ses clients. * 43’00 : la concurrence. Isabelle porte un regard intéressant sur ses confrères et consoeurs qu’elle refuse de voir comme des concurrents. * 47’00 : les tatoueuses de la région et au-delà. * 52’50 : le traditionnel message de la Makeuse à celle qu’elle était en se lançant dans l’entrepreneuriat. * 56’15 : le mot de la fin, un bel hommage aux femmes. Bonne écoute 🙂 L’article Les Makeuses causent – épisode 4 – Isabelle Akasha Tatouage (partie 2) [https://lesmakeuses.com/les-makeuses-causent-episode-4-isabelle-akasha-tatouage-partie-2/] est apparu en premier sur Les Makeuses [https://lesmakeuses.com].

7 de oct de 20191 h 0 min
Portada del episodio Les bonnes raisons de laisser tomber son projet

Les bonnes raisons de laisser tomber son projet

PODCAST : LES BONNES RAISONS DE LAISSER TOMBER SON PROJET par Les Makeuses | Les Makeuses, le blog https://lesmakeuses.com/wp-content/uploads/2019/09/les-bonnes-raisons-de-laisser-tomber-son-projet.mp3 [https://lesmakeuses.com/wp-content/uploads/2019/09/les-bonnes-raisons-de-laisser-tomber-son-projet.mp3]Bonjour chère Makeuse, Aujourd’hui, on va discuter de toutes les bonnes raisons que l’on a de laisser tomber un projet. Si vous connaissez Les Makeuses, vous le savez, j’aime beaucoup m’appuyer sur le concret, et quoi de plus concret que mon expérience personnelle, 100% la vraie vie ? Le fil conducteur de cet épisode sera donc le projet « Les Makeuses » en lui-même. Pour placer le contexte, ce podcast a été créé en janvier 2019. Je l’ai animé avec fougue pendant 3 mois et j’ai peu à peu lâché prise sans pour autant arrêter vraiment parce que ce projet, je l’aime d’amour et, à aucun moment, je n’ai pensé à le laisser dans un coin. Sauf que, quand on s’éloigne de quelque chose, il est ensuite difficile de s’en rapprocher de nouveau. On ne sait plus comment faire et surtout, les raisons pour lesquelles on s’en est éloigné sont toujours là, elles. J’ai donc entrepris un petit questionnement personnel qui va très certainement te parler. On va parler de trouille, on va parler de temps et on également parler de sens. Petit disclaimer, je ne vais pas faire un plaidoyer pour la motivation, pour le « si on veut, on peut », ou tout le trip autour de la force du mental de gagnant. Je vais être très très loin de la culpabilisation : Avoir ou se trouver des excuses, c’est plutôt quelque chose de naturel, et c’est même un cheminement plutôt logique. La vraie question ici, c’est plutôt de ne pas avoir besoin d’excuses. Personnellement, c’est ce que je recherche. LES BONNES RAISONS DE LAISSER TOMBER LE SYNDROME DU CHIEN FOU : DE LA PASSION À L’ÉCOEUREMENT Ne cherchez pas, ça n’existe pas et pourtant ! Je pense que ça va vous dire quelque chose. Je prends mon fil rouge : les Makeuses. Il faut savoir que c’est un projet qui sort de ma tête, de mes envies et qui a énormément de sens pour moi. Dès que je l’ai créé, j’ai embarqué d’autres entrepreneuses, mais j’ai mal accroché les wagons. Alors que moi, j’étais complètement à fond, je n’ai pas su leur faire une place et ça se comprend, mes ambitions et l’investissement que ça demandait (enfin, que ça semblait demander) étaient complètement fous ! Je rappelle que je parle d’entrepreneuses qui ont des business à faire tourner et qui sont énormément sollicitées, professionnellement et/ou personnellement. Prise dans mon élan (estimé à Mach 3 à peu près), j’ai tout donné et je me suis fixée des objectifs très élevés: un podcast par semaine, un entretien par mois, une présence quotidienne et importante sur les réseaux sociaux. J’ai adoré cette période, c’était grisant, très riche et intéressant. J’ai notamment découvert des personnes et des projets fascinants, surtout sur Instagram. Et ça fonctionnait ! Mais quel rythme ! Si « les Makeuses » avait été mon seul et unique projet, pourquoi pas ? Mais j’ai une entreprise et je gère une dizaine de projets en même temps, en plus de mon administratif et aussi de ma vie personnelle que je ne relègue pas en fin de peloton. Les Makeuses, c’est un plus, pour kiffer, pas pour manger. Aujourd’hui, je me demande comment j’ai pu me fixer des objectifs aussi surréalistes, toute seule, comme une grande. Du coup, vous imaginez le résultat : beaucoup de frustration, évidemment, beaucoup de pression et de moins en moins de plaisir. J’ai délaissé les Makeuses et j’ai même délaissé mes réseaux sociaux pro et perso à tel point que des proches s’en sont inquiétés 😊 Bref, je me suis écoeurée toute seule. La leçon : c’est beau cet élan magique qui se crée au début d’un projet, mais ce n’est qu’un élan. Il faut lui redonner de la vitesse pour que le mouvement trouve son allure de croisière. L’astuce donc est d’être réaliste avec les objectifs que l’on se fixe. Oui, une présence forte sur Instagram portera ses fruits (si le contenu est de qualité mais ça c’est une autre histoire),cependant une présence régulière, même à petite dose, apportera les mêmes résultats sur le long terme. JE N’AI PAS LE TEMPS LES BONNES EXCUSES Quand on me demandait où j’en étais des Makeuses, je répondais toujours inlassablement : «J’ai mis sur pause, je n’ai pas le temps». Avec les objectifs de dingue que je m’étais fixée, tu m’étonnes ! Une entreprise qui tourne à fond, ma jolie petite fille qui a besoin de moi ( et moi d’elle ! ), et un conjoint qui reprend ses études à 1h30 de la maison, j’ai toutes les excuses dont j’ai besoin pour avoir l’assentiment de mon interlocuteur. Mais en vrai, bien sûr que j’aurais pu. Tenir des objectifs irrationnels, non. Mais en faire un peu de temps en temps, oui ! Y aller tranquillement, deux moi oui ! LE TEMPS NE PASSE PAS SI VITE QUE ÇA Oui, le temps ne passe pas si vite qu’on le croit. Et c’est moi qui le dis ! Moi qui me suis réveillée en Juillet avec l’impression de ne pas avoir encore digéré le repas de Noël. Mon propos ici, c’est surtout de relativiser. Il est très facile de tomber dans une faille spatio-temporelle parce qu’on enchaîne les tâches perso et pro à un rythme effréné. Cependant, qu’est ce que 6 mois ? Pas grand-chose au finalement. Oui, il peut se passer beaucoup de choses en 6 mois, mais du haut de mes 36 ans, je me rends compte que ce qui a le plus de valeur, ce n’est pas ce que j’ai construit en 6 mois, mais en 10 ou 15 ans. Ce sont les choses que j’ai apprises et expérimentées sur le long terme. Lever la tête et regarder au loin est une bien meilleure chose que de foncer tête baissée jusqu’à l’épuisement, j’ai mis du temps à le comprendre. LA GESTION DES PRIORITÉS La question que je me suis posée, a été de comprendre pourquoi donc je n’ai pas été en mesure de trouver du temps pour ce projet que j’aime tant et la réponse est en fait assez simple : il ne faisait pas partie de mes priorités. J’ai consciemment et inconsciemment choisi de faire passer certaines tâches avant Les Makeuses. Avec le recul je peux même dire que j’ai tout fait passer avant les Makeuses. Mon activité principale a pris beaucoup plus de place que prévu, le premier trimestre que je pensais être calme a été très riche en nouvelles collaborations. J’ai donc eu plus de clients et plus de travail. Logique. Or, je suis bien organisée, c’était une excuse en or mais, objectivement, je sais que ce n’est pas ça qui m’a empêché de trouver une demi-heure par-ci par-là pour mon projet. J’ai surtout cru que le temps que je ne passais pas sur mes dossiers – et donc à gagner des sous pour remplir le frigo, était du temps perdu (hormis celui consacré à ma famille bien entendu). Or, il y a eu des dossiers, peu passionnants, voire décevants. Rémunérateurs, certes, mais super prises de tête. Pourquoi passer en priorité les choses que l’on aime le moins ? Pour s’en débarrasser plus vite ? Breaking news : ça ne marche pas. Si tu te forces à faire quelque chose que tu n’aimes pas, ton état d’esprit n’est pas du tout adapté et tu vas y passer plus de temps. Alors que si tu as commencé par kiffer ta journée, tu seras complètement opérationnel.le pour enchaîner avec une tâche moins intéressante. LA TROUILLE, LA PÉTOCHE ET TOUTE L’ÉQUIPE DES JAMBES QUI TREMBLENT Bon, là, rien d’étonnant. Quand on entreprend (quoi que ce soit d’ailleurs), le premier message que nous envoie notre cerveau adoré c’est en résumé : « Wow, je connais pas ça ! C’est peut-être dangereux. Si ça se trouve tu vas mourir ! Et si on faisait plutôt quelque chose qu’on connaît, dis ? Ou rien du tout, té, rien du tout, c’est bien ça, rien du tout. » On a beau avoir confiance en soi, confiance en son projet, il y aura toujours des moments de doute, des coups de mou ( ne serait-ce que physiques, perso j’ai eu la gastro juste avant de lâcher les Makeuses, alors je n’ai pas dit : « Je mets sur pause parce que j’ai eu la gastro », mais cette fatigue physique a eu son petit rôle dans cette histoire). C’est normal. Dans mon cas, pour reprendre le fil rouge, j’ai lâché prise et j’ai lâché ce projet, comme un sac inutile depuis une montgolfière en perdition. J’ai pris conscience que j’avais trop de blocages et qu’il allait me falloir du temps pour remettre les choses en place et rassurer mon cerveau: « Non non mon grand, poster des images sur Instagram ne va pas te tuer. Publier le podcast sur iTunes pour le rendre accessible au plus grand nombre non plus, promis ! » bonnes raisons de laisser tomber son entreprise [https://lesmakeuses.com/wp-content/uploads/2019/09/bonnes-raisons-de-laisser-tomber-son-entreprise.jpg] LES BONNES RAISONS DE CONTINUER RETROUVER DU SENS Si on se trouve des bonnes excuses, si on n’a pas le temps, si on a la trouille, ce n’est pas pour rien. C’est qu’il y a un bug dans le système. Probablement plusieurs d’ailleurs. La première étape, selon moi, avant de déterminer si on lâche tout, ou pas, c’est de se rappeler le pourquoi. Pourquoi a-t-on lancé la machine ? Quelles valeurs nous portaient à ce moment-là ? Est-ce qu’on se reconnaît toujours dans ces valeurs ? Est-ce qu’elles nous portent toujours ? On peut aussi très bien avoir été porté.e par de mauvaises raisons. Je ne parle pas ici de questions morales, je parle plutôt de motivations vides de sens. Un bon exemple serait de faire quelque chose parce que d’autres le font. Ça a l’air bien, ou ça à l’air porteur, donc pourquoi pas moi ? C’est un raisonnement assez commun. Seulement ça ne suffit généralement pas dans la durée. ÊTRE HONNÊTE AVEC SOI Et être indulgent aussi. Ce n’est pas parce qu’on a laissé tomber (provisoirement ou définitivement) que l’on doit se faire des reproches. C’est plutôt un moyen de découvrir tout un tas de choses sur soi. J’ai, par exemple, découvert que mon besoin viscéral d’authenticité, de vrai, était bien plus fort que je le croyais. Je le connaissais, il est au cœur de ma personnalité et du projet « Les Makeuses », mais quelquefois, il me dépasse. Petit rappel : je m’étais fixé un rythme de publication très soutenu. Or, je ne suis à l’aise à 100% qu’avec le contenu que je produis et que je juge original. Or, pour écrire beaucoup (plus qu’on est réellement en mesure de le faire), il faut suivre le mouvement ou rabâcher. Poster souvent, c’est ne pas prendre de recul et ne plus pouvoir puiser la richesse en soi. Aux premiers signes de baisse de qualité de mon contenu, j’ai commencé à bloquer, et je n’ai plus posté ces textes restés en brouillon dans mon cahier et qui n’en sortiront pas. Moins flatteur, j’ai aussi appris que j’avais des périodes creuses niveau créativité. Il faut dire que c’est mon gagne-pain et mes ressources ne sont pas inépuisables. Le bon côté de la chose, c’est que j’ai appris, durant ces derniers mois, à profiter de ces moments de creux et j’ai découvert comment enrichir mon petit univers pour que les idées toquent de nouveau à la porte. FAIRE CE QU’IL FAUT POUR QUE ÇA MARCHE Prendre conscience de tout ça permet évidemment d’y voir plus clair. A cette étape, le choix peut être évident : STOP, on arrête. On a mal lu le panneau, on file dans la mauvaise direction, on change de voie. Auquel cas, pas de regret, les enseignements sont si riches qu’ils ne laissent pas de place à la tristitude. L’autre choix, et c’est celui qui m’a semblé le plus approprié dans mon cas : on continue mais sans entrave personnelle. Pas de syndrome du chien fou, pas de dissonance avec ses valeurs, que du kiff ! J’ai donc choisi une voie médiane entre le « je fais tout » et le « je fais rien » : le « je fais ce que je veux ». Quelqu’un qui s’est découvert.e peu organisé.e pourra par exemple mettre en place une planification ou automatiser des tâches. Quelqu’un qui n’aime pas communiquer sur les réseaux sociaux pourra trouver d’autres canaux de communication qui fonctionneront différent mais tout aussi bien. Des ajustements raisonnables sont toujours possibles. Evidemment, il peut arriver que des circonstances extérieures aient un impact sur votre projet, mais le cheminement de votre pensée devrait vous permettre de constater que vous avez plus de prises que vous ne le pensiez sur la situation. Je vous conseille l’excellent podcast de Clotide Dusoulier « Change ma vie » [https://changemavie.com/episodes]. Elle développe notamment une thématique très intéressante : l’indépendance émotionnelle, c’est passionnant. Je ne peux pas m’empêcher de partager cette citation de Nelson Mandela qui est archivé vue et revue mais qui résonne beaucoup en moi : « Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends ». J’ai choisi de vous livrer en toute transparence cet épisode sur les derniers mois des Makeuses car c’est un impondérable de celles et ceux qui entreprennent et ce, à plus ou moins forte magnitude. J’espère que cette aventure vous a plu. N’hésitez pas à me faire part de vos remarques, conseils, avis, suggestions, idées en commentaire de l’article de blog ou sur les réseaux sociaux, c’est ce qui fera grandir ce joli projet. En attendant, je vous dis à très bientôt sur lesmakeuses.com. Bye ! 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10 de sep de 201919 min