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Olivier Calloud, CEO banque PIGUET GALLAND : "je fais un métier d'hospitalité"

54 min · 27 de jun de 2025
Portada del episodio Olivier Calloud, CEO banque PIGUET GALLAND : "je fais un métier d'hospitalité"

Descripción

Cette semaine, je suis avec Olivier Calloud, le CEO de la banque Piguet Galland, issu du rapprochement en 2011, entre les banques Piguet et Galland. C'est lui qui a été en charge de cette fusion qui a fait naître une PME, filiale de la Banque Cantonale Vaudoise, avec 180 collaborateurs. En 2024, Piguet Galland a franchi la barre des 8 milliards de francs d'actifs sous gestion. Pour construire ce succès, Olivier a initié une démarche originale. D'abord, la banque a accueilli ses clients et de potentiels clients, pour les écouter et pouvoir créer à partir de là, une nouvelle offre qui réponde à leurs attentes, qui ne sont pas seulement financières. Car, le banquier privé ne gère pas seulement le patrimoine de ses clients, il les aide à se l'approprier, c'est-à-dire à l'aligner avec leur vie. Olivier aime dire que « le vrai métier du banquier, c'est la psychologie liée à l'argent ». C'est là l'hospitalité du banquier, c'est-à-dire son talent à accueillir et à relier un patrimoine, une histoire, des questions et des projets. Mais comment Olivier cultive-t-il en lui cette hospitalité destinée à créer de la sérénité chez ses clients ? Ecoutez sa réponse, mais pour commencer, il m'a parlé de ce que toute sa vie, il a toujours cherché…

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Agnès Morch, artiste : que se passe-t-il dans le silence ?

Cette semaine, je suis avec Agnès Morch, une céramiste et une peintre qui sait aimer le monde du silence. Depuis l'enfance, elle a appris à l'habiter, non pas comme une absence à combler, mais comme une plénitude sans artifice, ni prétention. C'est dans le silence qu'elle retourne à chaque fois pour créer, comme on revient à une source d'où surgissent parfois des formes inouïes. Le silence est antérieur au geste lui-même. C'est lui qui rend possible ce dialogue entre l'artiste et la matière. Ce dialogue peut être doux ou puissant, mais pour Agnès, il est pour elle une façon de prendre soin de ce qui cherche à naître. Dans cette conversation, Agnès évoque également la difficulté, commune à tout artiste, de devoir sortir du silence pour mettre des mots sur son processus créatif. Ce passage n'est jamais simple. L'artiste qui accepte de se raconter avance sur une ligne de crête : trop peu dire, et il reste incompris ; trop dire, et il court le risque de substituer le discours à l'expérience, de construire une fiction rétrospective qui lisse ce que le travail avait justement d'incertain, de tâtonnant et de vivant. Agnès en est consciente. C'est pour cela qu'elle choisit ses mots non pour séduire ou convaincre, mais pour rester juste. Ce que cette conversation révèle, c'est le paradoxe de tout entretien d'artiste : l'essentiel de ce qui s'est passé dans la création de l'œuvre ne peut jamais qu'être suggéré, et c'est précisément ce qui nous donne envie de continuer à regarder. Alors, comment parler du silence ? C'est la question de la semaine.

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Camila Eslava, artiste : "je me laisse faire par mon dessin"

Cette semaine, je suis avec Camila Eslava, une artiste d'origine colombienne, qui vit et qui travaille à Paris. Pour Camila, créer n'est pas seulement produire des œuvres : c'est entrer dans un mystère, dans un processus créatif qui la traverse bien plus qu'elle ne le contrôle. Son travail est une exploration attentive et patiente, de ce qui apparaît quand on accepte de ne pas savoir à l'avance. Camila a beaucoup voyagé et elle a aussi beaucoup étudié : de Bogota à São Paulo, jusqu'à Paris depuis quelques années. Mais derrière ces déplacements géographiques, il y a un mouvement plus intime : un retour constant en elle-même, vers son regard d'enfant. Un regard qui ne sait pas, qui ne juge pas, qui n'attend rien — et qui, précisément pour cela, rencontre le monde comme si c'était la première fois.Le trait du dessin de Camila est la trace de cette aventure. Dessiner, pour elle, c'est découvrir le monde à mesure qu'il se forme sur la page. Mais c'est aussi en même temps, découvrir sa propre présence. Elle parle de ses œuvres comme de « méditations graphiques ». Son dessin est devenu un instrument de perception : un moyen de mesurer la qualité de sa présence, dans l'atelier comme dans la vie. Mais peut-on tracer une frontière entre l'œuvre et l'existence ? Peut-on vraiment séparer l'artiste de son travail ? C'est la question de la semaine.

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Jochen Peter Breuer, consultant : écouter ce qui ne se dit pas

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