Tour du monde des correspondants

Les défis des musées ethnographiques à travers le monde

4 min · 21 de jun de 2026
Portada del episodio Les défis des musées ethnographiques à travers le monde

Descripción

Le musée du quai Branly-Jacques Chirac à Paris célèbre ses 20 ans. Cet établissement, qui abrite des milliers d’objets en lien avec les civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques, est ce qu'on appelle un musée ethnographique. Il en existe aussi dans d’autres pays. Chacun a sa façon de faire face aux controverses. Et c’est ce que nous allons voir avec nos correspondants à travers le monde. À lire aussi20 ans du musée du Quai Branly: «Raconter cette histoire de manière la plus honnête possible au public» [https://www.rfi.fr/fr/podcasts/le-grand-invité-international/20260620-20-ans-du-musée-du-quai-branly-raconter-cette-histoire-de-manière-la-plus-honnête-possible-au-public]

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episode De l'Espagne à la Corée du Sud, quand l'État reconnait et répare les injustices artwork

De l'Espagne à la Corée du Sud, quand l'État reconnait et répare les injustices

Ce dimanche, à l'initiative du président Macron, se tient en France la première journée de commémoration consacrée à Alfred Dreyfus. Ce capitaine de l'armée française a été condamné à tort pour trahison à des années de bagne, condamné surtout, parce que juif. 120 ans après sa réhabilitation, l'État français cherche encore à réparer cette injustice qu'il a lui-même commise. Ce type de réparation existe différemment selon les pays. Annuler une condamnation, réhabiliter une victime, indemniser les familles ou inscrire cette faute dans la mémoire nationale : les réponses varient, et elles arrivent souvent plusieurs générations plus tard.  Sur le billet de 10 dollars canadien, un visage : celui de Viola Desmond. Il y a 80 ans, cette femme noire était condamnée pour avoir défié une ségrégation qui ne disait pas toujours son nom. Neuf ans avant Rosa Parks, ce n'est pas dans un autobus de l'Alabama, mais dans un cinéma de l'est du Canada [https://www.rfi.fr/fr/tag/canada/], que Viola Desmond refuse de quitter un siège réservé aux Blancs. Elle se fait arrêter, emprisonner, condamner. Son affaire devient l’un des premiers combats judiciaires d’une femme noire contre le racisme institutionnel au Canada. L'histoire, pourtant, l'oublie. Il faudra des décennies, et le combat de sa sœur Wanda, pour qu'elle soit enfin réhabilitée en 2010. Huit ans plus tard, le Canada en fait un symbole national : Viola Desmond devient la première femme noire à figurer sur un billet de banque nord-américain. Une réparation tardive, mais bien visible, qui fait de ce visage longtemps ignoré, celui des droits civiques au Canada.  EN ESPAGNE, L'ÉTAT A EFFACÉ TOUS LES JUGEMENTS DE LA DICTATURE FRANQUISTE Avec la loi de mémoire démocratique de 2022, l'État espagnol a déclaré illégales et illégitimes toutes les condamnations politiques et religieuses des tribunaux de la répression du régime franquiste qui dura de 1939 à 1975. Très concrètement, la loi établit la nullité de toutes les condamnations dictées pour des motifs politiques ou idéologiques, pendant les quatre décennies de dictature. Cela concerne tous les tribunaux d’exception. Toutefois, le régime franquiste n’est pas déclaré illégal en soi, mais illégitime du fait qu’il s’est imposé par la force et le coup d’État de juillet 1936. Cette nuance est fondamentale car elle officialise une condamnation symbolique. Désormais une famille de victimes peut demander des réparations, mais celles-ci n’auront pas d’effet pratique, d’autant que la plupart des protagonistes sont décédés. En réalité, la fameuse loi d’amnistie de 1977 reste en vigueur. D’où la frustration des collectifs de victimes qui rappellent que pas un seul délit, crime, voire crime contre l’humanité du régime n’a été jugé, ni ne pourra l’être.  À lire aussiMémoire historique: pour Emilio Silva, le gouvernement espagnol pratique un double discours [https://www.rfi.fr/fr/europe/20251119-mémoire-historique-pour-emilio-silva-le-gouvernement-espagnol-pratique-un-double-discours] LA RECONNAISSANCE DE LA RÉPRESSION SANGLANTE DU SOULÈVEMENT DE JEJU EN CORÉE DU SUD Peu après avoir obtenu l’indépendance à l’égard du Japon [https://www.rfi.fr/fr/tag/japon/], le pays a connu, à la fin des années 1940, un épisode particulièrement sombre de son histoire : la répression sanglante, par l’armée, du soulèvement de Jeju, du nom de cette île du sud du pays. Sans chiffres officiels précis, on estime que près de 10 % des habitants de la préfecture furent décimés, des centaines emprisonnés. Mais ces dernières années, l’État a commencé doucement à reconnaitre sa responsabilité, et il a fini par prendre la situation au sérieux. En 2019, une cour de Jeju abandonne les poursuites contre 18 personnes accusées d’être des rebelles communistes par l’armée dans les années 50. C'est l’une des premières fois que des manquements commis dans les procédures de l'époque sont reconnus et c'est ainsi que des décisions judiciaires vieilles de plus de 70 ans sont finalement jugées illégales. Le jugement de 2019 vient donc, à titre posthume pour certains, blanchir l'honneur de ces condamnés.   À l'origine de ce revirement, une loi spéciale promulguée en 2000, qui permet des procès en révision. En 2021, elle a été renforcée : correction des registres familiaux, enquêtes spéciales, et compensations pour les incapacités de travail, et la détresse émotionnelle provoquée par le massacre. Un Centre national existe aussi depuis 2020. Il accueille les survivants et leurs familles, met en place des programmes de soin comme des thérapies de groupe et des projets artistiques, qui ouvrent, pour certains, une voie vers la guérison. À lire aussiMassacre de Jeju: le président Moon présente les excuses de la Corée du Sud [https://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20180403-coree-sud-massacre-jeju-1948-moon-jae-in-excuses]

12 de jul de 20264 min
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Tour du monde: le vélo, ça bouge?

Le Tour de France vient de s'élancer, rappelant à quel point le vélo peut être à la fois un sport, un spectacle et un symbole. Mais d'un pays à l'autre, il ne raconte pas la même histoire : moyen de transport du quotidien, marqueur social, objet de liberté, enjeu d'aménagement urbain ou source de nouvelles tensions en ville. Que dit aujourd'hui la pratique de la bicyclette des sociétés qui l'adoptent, la transforment ou la contestent ? De la Colombie au Mexique en passant par les Pays-Bas.   La Colombie [https://www.rfi.fr/fr/tag/colombie/], ce sont trois cordillères qui culminent à plus de 5 000 mètres d’altitude, autant dire que le pays offre un bon terrain d’entraînement aux cyclistes. La plupart des champions colombiens sont des fils de paysans qui ont démarré sur leur vélo pour aller à l’école dans la montagne. Mais le vélo n’est pas seulement pour les petits montagnards et les grands sportifs. C’est une vraie passion nationale. À Bogota, toutes les grandes avenues sont fermées aux voitures le dimanche de 7 heures du matin à 14 heures de l’après-midi pour ce qu’on appelle la « ciclovia  ». Ce sont plus de 140 kilomètres de voie réservée au vélo et près de deux millions de cyclistes amateurs, petits et grands, qui sortent tous les dimanches. La « ciclovia  » a été copiée dans beaucoup d’autres pays. À MEXICO, LE VÉLO PARTAGÉ EST UNE STRATÉGIE DE MOBILITÉ À l’occasion du mondial de football, la ville de Mexico incorpore de nouvelles bicyclettes à son service, peut-être pas autant que ce que les autorités avaient annoncé – à cause d’un budget insuffisant et des difficultés à entretenir les vélos déjà existants. Mais quoi qu'il en soit, l’expansion du vélo partagé fait clairement partie de la stratégie de mobilité dans la capitale pour les années à venir. La mairie ambitionne de doubler au moins le nombre de vélos en circulation et la couverture du service qui pour l’instant se concentre dans l’ouest de Mexico et les quartiers plutôt privilégiés ou touristiques. Aujourd’hui pourtant plus de la moitié des trajets qui sont réalisés quotidiennement avec le service – environ 50 000 – sont faits par des habitants pour aller au travail ou se déplacer, connecter des métros ou des bus. Et c’est un enjeu environnemental important, une ville qui souffre du trafic de voiture en permanence et est l’une des capitales les plus polluées de la planète. À lire aussiÉmission spéciale - Mobilités douces: le vélo a le vent dans le dos [https://www.rfi.fr/fr/podcasts/décryptage/20210526-émission-spéciale-mobilités-douces-le-vélo-a-le-vent-dans-le-dos] AU PAYS DU VÉLO, L'ESSOR DE L'ÉLECTRIQUE REDÉFINIT LES POLITIQUES PUBLIQUES L’arrivée des vélos à assistance électrique a été accueillie avec enthousiasme aux Pays-Bas [https://www.rfi.fr/fr/tag/pays-bas/]. Avec la Flandre voisine, le vélo y est roi, mais l’électrique arrivé en masse sur les pistes cyclables a entraîné son lot de problèmes. Il y a d’abord eu une augmentation des accidents chez les séniors qui ont renoué avec le vélo grâce aux VAE. Désormais ce sont les fatbikes qui font s’arracher les cheveux aux autorités bataves qui réfléchissent à des interdictions partielles et à une législation stricte alors que les Pays-Bas étaient très permissifs pour les deux roues : les autorités envisagent d’imposer le port du casque et d’interdire les fatbikes aux moins de 14 ans, voire d’étendre la mesure à tous les VAE. Au début, c’est pour le tout-terrain que des cyclistes néerlandais avaient acheté des fatbikes, avec leurs grosses roues bien épaisses idéales pour le sable et la neige. Mais aujourd’hui ces vélos électriques ont envahi les villes et ça a entraîné des milliers de plaintes de piétons excédés. Il faut dire que les fatbikes sont généralement conduits par des jeunes adeptes de vitesse. Leur popularité a explosé chez les jeunes après 2023 lorsque les conducteurs des snorfiets, les petits scooters bridés à 25 km/h, se sont vu imposer le port du casque. Comme il est très facile de les débrider, les fatbikes atteignent facilement 60 km/h sans âge minimal, sans permis et sans obligation de porter un casque. Résultat une augmentation en flèche des accidents graves, souvent de très jeunes cyclistes. Et en plus du conflit de génération, pointe un conflit social car les fatbikes sont très prisés des jeunes issus de l’immigration. En mars, la ville d’Enschede les a interdits dans le centre et en mai Amsterdam les a interdits dans le Vondelpark en centre-ville. Tout vélo électrique dont la roue fait plus de 7 cm de largeur se trouve désormais dans le collimateur. À lire aussiLes villes européennes à l’heure de la «vélorution» [https://www.rfi.fr/fr/podcasts/accents-d-europe/20210414-les-villes-européennes-à-l-heure-de-la-vélorution]

5 de jul de 20264 min
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Canicules, vagues de chaleur: quelles solutions ?

La canicule s'installe en Europe, fait encore étouffer la France et se déplace vers l'est, avec son lot de questions sur les manières de composer avec une vie au-dessus de 40 degrés. C'est le sujet de notre tour du monde des correspondants, avec des éléments de réponse depuis Vienne, New Delhi et Abidjan. Après la France et l’Espagne, la canicule en Europe se déplace vers l’est et frappe maintenant de plein fouet l’Europe centrale. À Vienne, notre correspondante Céline Béal décrit une situation critique : les températures atteignent 39 à 40 degrés, et l’alerte est au niveau maximal ce week-end en Autriche, avec un accent particulier sur la capitale jusqu’à lundi. Dans ce contexte, une question se pose : comment la population se prépare-t-elle à cette vague de chaleur extrême ? Assiste-t-on à une ruée sur les climatiseurs pour tenter de trouver un peu de répit ? En Côte d’Ivoire, où les températures ressenties dépassent les 35 degrés pendant huit mois de l’année, la climatisation fait déjà partie intégrante du paysage urbain. À Abidjan, notre correspondant Benoît Almeras observe que ces équipements sont devenus indispensables pour vivre et travailler dans des conditions acceptables. Enfin, en Inde, bien avant l’invention de la climatisation, les bâtisseurs avaient développé des techniques ingénieuses pour vivre avec la chaleur. Notre correspondant Abdoolah Earally explique que certains architectes tentent de remettre cet héritage au goût du jour, cherchant des solutions durables pour s’adapter à des températures toujours plus élevées. À lire aussiCanicule en France: «On s'attend à un impact plus important que lors des épisodes précédents» [https://www.rfi.fr/fr/podcasts/invité-international/20260627-canicule-en-france-on-s-attend-à-un-impact-plus-important-que-lors-des-épisodes-précédents]

28 de jun de 20263 min
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Les défis des musées ethnographiques à travers le monde

Le musée du quai Branly-Jacques Chirac à Paris célèbre ses 20 ans. Cet établissement, qui abrite des milliers d’objets en lien avec les civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques, est ce qu'on appelle un musée ethnographique. Il en existe aussi dans d’autres pays. Chacun a sa façon de faire face aux controverses. Et c’est ce que nous allons voir avec nos correspondants à travers le monde. À lire aussi20 ans du musée du Quai Branly: «Raconter cette histoire de manière la plus honnête possible au public» [https://www.rfi.fr/fr/podcasts/le-grand-invité-international/20260620-20-ans-du-musée-du-quai-branly-raconter-cette-histoire-de-manière-la-plus-honnête-possible-au-public]

21 de jun de 20264 min
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À travers le monde, la nudité est culturelle: un corps, mille regards

Des cyclistes tout nus dans les rues de Londres ce dimanche matin pour un défilé écologiste… Ils entendent ainsi dénoncer la place de la voiture dans la ville et la vulnérabilité des deux-roues. Le World Naked Bike Ride se veut écologiste mais revendique également la nudité comme un geste de liberté. La nudité justement n'a pas la même signification selon les cultures. Le corps nu peut donc être – quand il est autorisé ou toléré – un acte militant, mais aussi une pratique de loisirs parfaitement banalisée, ou encore un héritage culturel. C'est le tour du monde des correspondants que nous vous proposons cette semaine.  Louis de Funès aurait pu tourner une version allemande du Gendarme de Saint-Tropez. Car outre-Rhin les nudistes ne s’ébattent pas seulement dans des lieux discrets mais bronzent en plein centre-ville dans un parc au soleil. Les touristes pudibonds se frottent les yeux et se demandent où est la caméra cachée.  L’explication tient en trois lettres, FKK ou « Freikörperkultur ». Cette culture du corps libre se développe à la fin du XIXᵉ siècle. L’industrialisation va de pair avec le développement d’un habitat urbain où les conditions d’hygiène laissent à désirer. Retrouver le lien avec la nature dans le plus simple appareil doit fortifier les corps, mais c’est au-delà une philosophie de vie. Des associations se créent, des lieux pour les nudistes au bord de la mer notamment se développent. Mais aujourd’hui, les nudistes convaincus ont pris de la bouteille. La tradition de naturisme vieillit. Les plus jeunes boudent les clubs FKK et les sections des plages où les maillots de bain sont proscrits. À lire aussiAllemagne: nudisme et naturisme passent de mode [https://www.rfi.fr/fr/emission/20190814-allemagne-tradition-nudiste-est-plus-mode] « L’ÉLITE JAPONAISE FIT DE CES FÊTES DES CORPS NUS DES RITES HONTEUX » Au Japon, la nudité n'est rien de plus naturel ! Selon les mythes fondateurs du Japon [https://www.rfi.fr/fr/tag/japon/], c’est par une danse érotique que les dieux firent sortir de sa grotte la déesse du soleil qui s’y était retirée, plongeant le monde dans l’obscurité. On dit qu'à l’origine les « onsen », en français « des bains thermaux », furent des lieux sacrés du culte shinto dispensant l’eau chaude des dieux. La pratique de purifier le corps s’y développa. Le Japon est le pays des « fêtes des corps nus », des « onsen » où la nudité est obligatoire ; des lutteurs de sumo dont seules les parties intimes sont dissimulées. La nudité au Japon s’inscrit dans des rites de purification liés au Shinto, la religion première des Japonais qui vénère la nature sous toutes ses formes. Une petite serviette sert à protéger sa pudeur. Les « fêtes des corps nus » rassemblent, en hiver, dans des temples, des centaines d’hommes grelottant, revêtus d’un simple cache-sexe. Les femmes ne sont plus exclues de ces rites parfois millénaires. Pour l’écrivain Yukio Mishima, ces fêtes sacrées de la nudité reflètent la croyance ancienne selon laquelle « l’homme est pur et sacré ». Mishima voyait dans ces fêtes un refus du Japon de capituler devant les conceptions occidentales de la nudité. En s’ouvrant sur l’Occident, « l’élite japonaise fit de ces fêtes des corps nus des rites honteux qu’il fallait cacher aux étrangers comme si le Japon souffrait d’un complexe de non-culpabilité de la nudité », ajoute Mishima. La nudité au Japon se découvre toujours sans les inhibitions chrétiennes sur le corps. EN INDE, LE NUDISME EST UNE TRADITION SPIRITUELLE MILLÉNAIRE L'Inde, un pays où, comme au Japon, la nudité n’est ni une provocation politique, ni une revendication individuelle. Mais une réalité du sacré… Voyageons à Prayagraj. Pour les hindous, cette ville du Nord située au confluent du Gange et de la Yamuna est considérée parmi les lieux les plus sacrés du pays. Pour l'étranger de passage, la nudité des Naga Sadhus est souvent un choc visuel. On associe ces moines à une forme d'excentricité radicale, surtout lors du gigantesque festival du Kumbh Mela. Pourtant, pour les Indiens, cette pratique appelée Digambara (littéralement vêtu de ciel) s'inscrit dans une tradition spirituelle millénaire. Pour ceux qui la suivent, il relève d'un détachement absolu. Le vêtement étant un marqueur social particulièrement fort en Inde [https://www.rfi.fr/fr/tag/inde/], s'en défaire revient à abandonner volontairement son identité civile, son statut et sa place dans la hiérarchie sociale. Le corps des ascètes, recouvert de bhasma, cendres considérées sacrées, symbolise alors le triomphe de l'esprit sur la matière et la mort sociale du sadhu. Croisés jusque dans les villes, ces moines sans le moindre habit peuvent déranger, mais ils demeurent une réalité spirituelle largement acceptée en Inde. À lire aussiLes dessous du naturisme [https://www.rfi.fr/fr/podcasts/si-loin-si-proche/20241222-les-dessous-du-naturisme]

14 de jun de 20264 min