À la Une: Ebola, le système national d’alerte a failli
On ouvre avec la Une d'Econews, « Ebola en Ituri, le système national d’alerte a failli ». La 17e flambée de l’épidémie à virus Ebola en RDC vire déjà au casse-tête sanitaire et diplomatique pour l’Organisation mondiale de la santé. Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a publiquement exprimé sa vive irritation face aux graves défaillances du système d’alerte congolais, accusé d’avoir laissé l’épidémie se propager silencieusement avant toute réaction officielle. Détection tardive des premiers cas, circulation incontrôlée du virus en Ituri, absence de vaccin disponible et climat d’insécurité : pour l’OMS, cité par le trihebdomadaire, « la riposte court désormais derrière une épidémie déjà largement enracinée ».
Le constat dressé par le directeur général de l’OMS, résonne aux yeux d’Econews, « comme un aveu d’impuissance partagé et une gifle monumentale pour les autorités sanitaires congolaises ». Et de conclure : « Déclarer une épidémie avec un train de retard dans une région déjà minée par l’insécurité chronique et la méfiance des populations, ce n’est pas une simple erreur administrative ; c’est une faute lourde ».
Sur le même sujet, Infos 27 [https://infos27.cd/] parle d’une « collision catastrophique » entre maladie et conflit armé. Alors que l’épidémie d’Ebola progresse dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, les violences et l’instabilité compromettent gravement la riposte sanitaire. Le quotidien note que « les déplacements massifs de populations, les attaques contre les structures médicales et l’insécurité persistante empêchent les équipes de santé de suivre efficacement les contacts et d’isoler les personnes infectées ».
Dans ce contexte, le directeur général de l’OMS appelle à un cessez-le-feu immédiat afin de garantir un accès humanitaire sécurisé aux équipes médicales. Pourtant, au cœur de cette crise, un motif d’espoir subsiste … la RDC possède une expertise reconnue et une expérience éprouvée dans la lutte contre ce virus. Le même quotidien fait état d’un premier signe d’espoir avec la sortie du premier patient guéri dans la province de l’Ituri, principal foyer de la souche Bundibugyo.
GROGNE À L'HÉMICYCLE, VILLE MORTE, LE BRAS DE FER...
C’est à lire dans Ouragan [https://ouragan.cd/]. Le climat politique est tendu depuis l'adoption mercredi par la Chambre basse du rapport sur la proposition de loi Ngondankoy sur le référendum. Le tabloïd commente : « Affaiblie comme moquée par le pouvoir, l'opposition dont la plupart des ténors ont été contraints à l'exil, se réveille et veut imposer le rapport de force sur le terrain. Désormais, poursuivent nos confrères, les deux camps se regardent en chiens de faïence prêts à dégainer. Mais, les anti-changement ont corsé leur discours, appelant le peuple à investir la rue. Premier test, la ville morte annoncée par le trio Fayulu-Sesanga-Mwando pour le 3 juin ». Pour Ouragan, « le bras de fer est ainsi engagé entre les deux familles politiques, aucune ne donnant l'intention d'abdiquer ».
La manigance dénoncée par l'opposition s'apparente au forcing de l'heure Kabila. Aujourd'hui, Tshisekedi va-t-il franchir le Rubicon ? Face à un pouvoir qualifié de jusqu'au-boutiste, nos confrères expliquent que les radicaux adoptent désormais une attitude agressive. Mais Ouragan tance : « Une chose est de proclamer la paralysie, une autre est de le réaliser. Voilà où l'opposition, coincée tous ces jours dans un dilemme cornélien, se résout finalement d'aller au clash. Des campagnes de sensibilisation s'organisent déjà dans les quartiers et rues de Kinshasa ».
Congo Nouveau [https://congonouveau.org/] craint lui qu’à trois ans de la présidentielle de 2028, le risque « est celui d’une polarisation qui freine le fonctionnement des institutions et détourne l’attention des priorités économiques et sécuritaires ».