Beyond the system: Empowered by experience / De l’ombre à la lumière: Parcours de vie post DPJ
In this episode our committee member Elijah Olise meets with long time community organiser Patrick Pouponneau to discuss housing and housing insecurity with a focus on the particular experiences and needs of Care leavers in terms of accessing stable and nuturing housing. Dans cet épisode, Elijah Olise, membre de notre comité, rencontre Patrick Pouponneau, organisateur communautaire de longue date, pour discuter du logement et de la précarité du logement, en mettant l'accent sur les expériences et les besoins particuliers des anciens jeunes placés, en matière d'accès à un logement stable et accueillant. About our guest/ À propos de notre invité: Patrick Pouponneau is a community builder, project manager, and emerging systems leader advancing human security and resilience within African and Caribbean diasporic communities. With over a decade in social services and nonprofit program development, he has led high-impact initiatives in youth engagement, housing stability, and culturally grounded care. He has led outreach teams and coordinated multi-stakeholder efforts that contributed to the creation of hundreds of new social housing units through collaborative, community-driven approaches. His leadership blends strategic oversight with relational depth—mobilizing partners across government, nonprofit, and community sectors to deliver scalable, trauma-informed solutions. Patrick Pouponneau est un animateur communautaire, chef de projet et leader émergent dans le domaine des systèmes, qui œuvre à la promotion de la sécurité humaine et de la résilience au sein des communautés de la diaspora africaine et caribéenne. Fort d’une expérience de plus de dix ans dans les services sociaux et le développement de programmes à but non lucratif, il a mené des initiatives à fort impact dans les domaines de l’engagement des jeunes, de la stabilité du logement et des soins ancrés dans la culture. Il a dirigé des équipes terrain et coordonné des efforts multipartites qui ont contribué à la création de centaines de nouveaux logements sociaux grâce à des approches collaboratives et axées sur la communauté. Son leadership allie une vision stratégique à une approche relationnelle approfondie, mobilisant des partenaires issus des secteurs gouvernemental, associatif et communautaire pour proposer des solutions évolutives et tenant compte des traumatismes. Verbatim: 00:02:46 Intervenant 2 Bonjour, c'est Elijah Olise, l'un des coanimateurs de Beyond the System, et bienvenue. à notre nouvel épisode de podcast. Aujourd’hui, nous allons parler de l’intersection entre la communauté, la jeunesse et le logement. Et j’aimerais vous présenter notre invité d’aujourd’hui, Patrick Pupineau, qui possède une grande richesse de connaissances et d’expérience. 00:03:09 Intervenant 3 Merci beaucoup, Elijah.Je te remercie. C'est un vrai plaisir d'être ici. Oui, je me suis retrouvé dans ce travail essentiellement par le biais de l’organisation communautaire, n’est-ce pas ? Je me souviens Vers 25 ans, j’ai réalisé qu’on pouvait gagner sa vie en faisant preuve de bienveillance, ce qui était révolutionnaire pour moi à l’époque. Je me suis impliqué dans une association à but non lucratif, un café communautaire local. J’ai commencé à y travailler et j’ai pu voir comment une communauté fonctionne de l’intérieur, depuis l’un des lieux phares, vous voyez, et j’ai fini par vraiment tomber amoureuse de ça. Et puis, à partir de là, j’ai déménagé à Vancouver, où je travaillais dans le quartier Downtown Eastside, auprès de personnes souffrant de troubles mentaux, les addictions, les personnes en situation d’itinérance, toutes sortes de choses au sein d’une communauté très particulière. Et oui, j’ai travaillé plus de dix ans dans ce domaine, en faisant tout, de la gestion de l’accueil, vous savez, en passant par les gardes de nuit, jusqu’à travailler avec et autour de tout le spectre des services sociaux. Donc, tout, des interventions dans les campements aux,gestion des bâtiments, en passant par les interventions de proximité. Je ne sais pas si je l’ai déjà dit, mais tout ça. Et bien sûr, pendant cette période, j’ai malheureusement croisé le chemin de nombreux jeunes qui se trouvaient dans ce genre de situation. Mais c’était aussi le meilleur moment de ma journée : travailler avec eux. 00:04:33 Intervenant 2 C’est génial. Merci de nous en faire part. Et, vous savez, quand on parle de logement, on parle des jeunes, et je pense qu’il y a une attention particulière, Il y a une attention particulière, n’est-ce pas? Parce que nous comprenons à quel point l'itinérance peut devenir chronique une fois qu'on commence à la vivre à un certain âge et qu'elle ne s'arrête tout simplement pas. Et chaque année, nous avons des jeunes qui atteignent l'âge limite pour bénéficier de la prise en charge, en particulier au Québec, et ils sont poussés vers la précarité du logement, n'est-ce pas ? Et ce n’est pas quelque chose de nouveau. Et ceux qui travaillent dans ces milieux, comme vous l’avez dit, comme vous venez de sortir de la prise en charge. Ce n'était pas le cas, ce n'était pas prévu. C'est juste que c'est là qu'on nous trouve souvent, car la majorité d'entre nous, une fois qu'on a 18 ans, dans six mois, on se retrouve en situation de précarité de logement. Et je pense que c'est pour ça que c'est si important Je veux dire, je pense que cela ne devrait pas rester uniquement du ressort de ceux qui travaillent sur le terrain, mais que ces connaissances devraient être utilisées pour éclairer les politiques. Tout à fait. Oui. 00:05:36 Intervenant 3 Non, c'est comme ça, vous savez, qu'on obtenons et maintenons le changement, n’est-ce pas ? C’est au moment de la transition vers la vie adulte, car c’est une période incroyable et cruciale dans la vie d’une personne, lorsqu’elle quitte le système de prise en charge ou tout autre système de prise en charge dans lequel elle se trouve et qu’elle fait l’expérience de la vie d’adulte à part entière Et il faut tout un éventail de compétences, et il y a beaucoup de choses qui peuvent se passer pendant cette période de transition. C'est particulièrement vrai pour les jeunes : tant de personnes que j'ai rencontrées sont des jeunes qui ont atteint l'âge limite pour rester en prise en charge. Et c’est le cas de toutes les générations, malheureusement, depuis les personnes que je connais qui vivaient dans des résidences pour personnes âgées et qui parlaient de cette expérience, jusqu’aux pensionnats indiens, en passant par ceux qui viennent tout juste d’atteindre l’âge limite pour sortir du système de prise en charge, n’est-ce pas ? Et c’est toujours déchirant de voir un jeune de 18 ans dans un site de consommation sécurisée ou arriver au refuge avec quelques sacs poubelles. 00:06:32 Intervenant 2 Tout à fait. 00:06:33 Intervenant 3 Et nulle part où aller. 00:06:35 Intervenant 2 Vous avez parlé de cette expérience intergénérationnelle de l’itinérance, n’est-ce pas ? Vous en avez parlé, et cela résonne profondément parce que, en faisant ce travail depuis si longtemps, on voit à quel point le problème est profond et comment des décennies de politiques et de législations inefficaces, associées à un financement insuffisant, ont fait exploser le problème encore plus pendant la pandémie, n’est-ce pas ? amplifié les failles ou les aspects mal conçus de notre infrastructure sociale, n’est-ce pas ? Et je pense qu’il est important de le souligner. Vous avez également mentionné les compétences. J'apprécie vraiment cela car je pense que la plupart des personnes qui ont connu l'itinérance provenaient, par exemple, du système de protection de l'enfance ; le simple fait d'avoir l'opportunité d'être, 00:07:33 Intervenant 2 contribuer de manière positive, d’être un contributeur à la société, comme des citoyens qui se sentent responsables, pas seulement d’eux-mêmes, mais… L’une des étapes principales, ce sont les compétences, qui élargissent vos horizons, vos… vers bien plus d’opportunités, n’est-ce pas ? Et le simple fait d’avoir accès, sans changer, sans transformer l’identité et la marginalisation, pour devenir des membres intégrés de la communauté. Et Je pense qu’on n’en parle pas assez. Et je veux dire, peut-être que vous pouvez, que nous pouvons, c’est quoi, par exemple, certaines compétences, des ensembles de compétences sur lesquels vous pensez qu’il faudrait se concentrer quand on travaille avec eux ? 00:08:16 Intervenant 3 Oui, eh bien, c'est juste que ça m'est venu à l'esprit pendant que vous parliez, quand on y réfléchit, et venant du milieu des services sociaux, et surtout du logement social, n'est-ce pas ? Comme vous, oui, donc on peut en gros, loger quelqu’un sans programme d’accompagnement, n’est-ce pas ? Et là, on se contente de parquer les gens, n’est-ce pas ? Et puis on peut avoir des programmes sans logement. Et ça crée un programme d’accueil ou quelque chose de plus, je ne veux pas dire « temporaire », n’est-ce pas ? Quelque chose qui existe dans un temps et un espace, qui s’ouvre quand on y arrive et qui se referme une fois qu’on est parti. Donc je pense que, vous savez, la meilleure pratique, c’est quelque chose de vraiment expérientiel, quelque chose qui se passe dans votre vie. n'est-ce pas ? Donc, les types de programmes que j'ai vus et qui sont vraiment utiles, ce sont des choses qui relèvent des modalités de guérison, n'est-ce pas ? Et cela peut couvrir tout le spectre. Donc on parle de tout, du yoga à l'alimentation et à la sécurité alimentaire, n'est-ce pas ? C'est quoi, de faire un budget, d'élaborer une recette et de préparer ses repas, tu vois, quelque chose avec quoi j'ai du mal, tu sais, en tant qu'homme adulte. Donc oui, Il y a tellement de choses à faire, n'est-ce pas ? Et une autre chose vraiment intéressante, c'est que je pense que nous, en tant que professionnels des services sociaux, n'est-ce pas, il est important d'avoir une approche large et inclusive sur ces questions. Parce que souvent, quand on, tu sais, quand on grandit dans le système, n'est-ce pas, on est en mode survie, n'est-ce pas ? Votre logement a toujours été précaire, n’est-ce pas ? Vous savez, en tant que parent d’accueil, j’ai entendu des histoires vraiment incroyables et d’autres vraiment terribles, n'est-ce pas ? Alors, pour les jeunes qui n’ont jamais connu cette sécurité, comment sont-ils censés s’en sortir avec ça ? Et donc je pense que les programmes, des programmes adaptés, un développement adéquat des compétences, peuvent aider à combler quelque peu ce fossé de manière efficace et durable auprès des jeunes. 00:10:12 Intervenant 2 Non, je suis d'accord. Surtout quand on parle de ce que j'envisage comme des services d'accompagnement global, n'est-ce pas ? Il faut comprendre que ces jeunes sont dans une phase d'urgence, à l'aube de l'âge adulte, et qu'ils ont besoin d’autant de soutien émotionnel et communautaire que possible, pour les entourer de tout ce bien. Et ça, ça passe en partie par les connaissances : ce ne sont pas seulement les liens sécurisants qui sont importants, mais si on en a besoin, il faut avoir des connaissances et des compétences, qu’on nous enseigne certaines choses, et aussi avoir des occasions de guérir, tu vois, mentalement, physiquement, émotionnellement et même spirituellement, tu vois, il faut donner à chacun d’entre nous l’espace nécessaire pour grandir, sans précipiter les gens pour qu’ils soient prêts à vivre de manière indépendante, que tout soit parfaitement en ordre et qu’ils sachent exactement quel sera leur chemin à 18 ou 19 ans. Et tu as parlé de « mise en entrepôt ». C'était vraiment un bon terme, parce que pour beaucoup de logements, c'est comme si tu devais répondre à certains critères pour y entrer, et encore faut-il que ce soit une opportunité et que ce soit disponible, Et puis c’est juste : « Tu restes ici jusqu’à ce que tu aies trouvé ta voie. » 00:11:24 Intervenant 3 Et c’est toujours, ça doit être difficile pour le bien-être, et, comme tu le disais, les jeunes qui entrent dans l’âge adulte, ils en ont déjà assez à faire, à se débrouiller face à des systèmes oppressifs, non ? Que ce soit à la maison familiale, en placement ou dans n’importe quel autre contexte, n’est-ce pas ? C'est un peu comme la prison, n'est-ce pas ? Si on y réfléchit bien, c'est là où quelqu'un d'autre impose ses règles. Donc, beaucoup de ces programmes peuvent être très... ils peuvent reproduire ça. Parce qu’au final, ces systèmes sont basés sur la responsabilité de la prise en charge. Donc, je sais, et on le voit tout le temps dans le quartier, que dès que tu as 18 ans, tu es dehors, pile à l'heure, parce que ça les dégage de toute responsabilité. Et c'est là tout le problème. Ce n'est pas : « Comment aider un être humain dans sa globalité à s'épanouir et à devenir un membre actif de la communauté dans le monde. Et je pense que c'est un énorme fossé. C'est important parce qu'il y a tant de belles vies humaines, sans parler de la productivité économique, qui ne sont pas exploitées à leur plein potentiel. Je veux dire, je veux vivre en exploitant pleinement notre potentiel. Je veux être libre. 00:12:36 Intervenant 2 Tout à fait. Et vous savez, il y a le Dr. Melanie Doucette. Elle a développé un cadre et abordé dans le contexte des normes équitables pour la transition vers l’âge adulte et qui plaide en faveur de ce que j’appellerais un changement radical, passant de l’indépendance forcée à l’indépendance pour les jeunes sortant de la prise en charge, et ses recherches s’appuient sur sa propre expérience vécue, tu vois, et sur celles de ceux qui ont participé à ces recherches ainsi qu’à l’élaboration de ces piliers, n’est-ce pas ? Et en particulier quand on pense à la sécurité financière, à un logement sûr et à des relations inconditionnelles, la culture et la spiritualité, la santé et le bien-être, la défense des droits, ainsi que l’éducation et le développement professionnel. Ce sont toutes des choses qui doivent être soutenues pendant la période de l’âge adulte émergent, jusqu’à environ 29 ans. Et j’adore ce genre de cadres et de modèles parce qu’ils montrent justement ceux qui ont vécu cette expérience, qui ont réussi à passer de l’autre côté, qui ont Au Québec en particulier, 2 %, de nous arrivons à faire des études postsecondaires. 00:13:40 Intervenant 2 Une fois qu’on continue d’avancer, qu’on obtient des masters et des doctorats, c’est comme si ça ajoutait de la crédibilité à ce qu’on savait déjà. Ouais. N’est-ce pas ? Et c'est pareil pour toi. C'est comme si tu étais dans cet espace, en étant ici, n'est-ce pas ? Et il y a un énorme facteur économique dans ce dont nous discutons, À 100 %. 00:13:59 Intervenant 3 Eh bien, quel est le coût quand ça tourne mal, quand ça se passe mal ? On parle des personnes avec lesquelles j’ai travaillé, qui étaient assez ancrées dans ce qui leur arrivait.Et pour être clair, après avoir passé de nombreuses années dans des contextes de réduction des risques, je constate que les gens ne consomment jamais de drogues pour une seule raison : pour gérer leur douleur. J'apprécie donc ces cadres que vous venez de présenter, car ce sont, des éléments qui réduisent considérablement la douleur chez les gens. La douleur spirituelle, la douleur émotionnelle, la douleur physique, n’est-ce pas, en tant que partie intégrante de quelque chose. Alors, vous savez, les amis, et c’est pour ça que j’adore travailler avec les jeunes : ils sont tellement résilients, n’est-ce pas ? Si vous intervenez à ce moment-là de leur vie, ou si vous pouvez vous engager auprès d’eux, vous savez, et leur offrir un soutien, le bon soutien au bon moment, cela peut vraiment changer le cours d’une jeune vie pour le reste de leur existence. 00:14:53 Intervenant 2 Tout à fait. Et je sais qu’il y a une expression qui dit qu’il est plus facile de « réparer » ou de « façonner » un jeune qu’une personne plus âgée. Mais j’ai l’impression que c’est un peu de l’âgisme, un tout petit peu. Mais il est admis que nous pouvons travailler avec ceux qui ont dépassé l’âge de la jeunesse, et que nous devons continuer à le faire. Mais nous devrions aussi empêcher les jeunes d’en arriver là. Et pas seulement parce que c’est un problème plus facile à gérer, mais parce que, vraiment, le logement et le sans-abrisme, ce problème qui est aujourd’hui devenu une véritable épidémie à bien des égards, peut être résolu par notre génération. La volonté politique et la compréhension de ce qui permet d’éviter ces situations, plutôt que de simplement y réagir, et de réaliser à quel point c’est en réalité moins coûteux. Et juste, je pense que les gens ont juste besoin de voir cela, de le ressentir vraiment et de comprendre pourquoi il est si important d’y répondre, de s’occuper des jeunes en situation de précarité de logement et de tous les sans-abri. En tant que question urgente. 00:16:04 Intervenant 3 Tout à fait. C'est ça. 00:16:05 Intervenant 2 Pas seulement à cause de ce qui se passe quand, oh, quelqu'un est dans la rue et vous dérange, etc., mais parce que c'est une question de décence et de droits humains fondamentaux. 00:16:13 Intervenant 3 Non, c'est ça, n'est-ce pas ? Tu sais, le Canada a signé la Charte des Nations Unies, qui stipule que le logement est un droit humain. Et ce n’est pas traité comme ça. 00:16:21 Intervenant 2 Le logement, oui. 00:16:22 Intervenant 3 N’est-ce pas ? Donc, tu sais, on peut aborder l’aspect économique de la question. 00:16:26 Intervenant 3 Une part importante du PIB canadien repose sur l’immobilier. On peut même remonter à l’époque de la colonisation, voir comment le logement était traité, qui y avait accès et qui y avait sa place. 00:16:40 Intervenant 3 Et donc, qui en tire les bénéfices. 00:16:43 Intervenant 3 Mais c'est tout à fait résoluble en une génération si nous adoptons une approche plus holistique et inclusive. 00:16:50 Intervenant 3 Et puis, ça soulève la question, surtout de nos jours, en 2026, 00:16:54 Intervenant 3 de quel genre de société voulons-nous faire partie ? 00:16:57 Intervenant 3 N'est-ce pas ? 00:16:58 Intervenant 3 Car tous les écarts se creusent, le contrat social selon lequel, pour résumer, nous échangeons une partie de nos revenus, de nos heures de travail, de notre vie professionnelle, au gouvernement par le biais des impôts. 00:17:15 Intervenant 3 Et en échange, il nous fournit les services qui nous sont promis, n'est-ce pas ? 00:17:19 Intervenant 3 Qui figurent dans la Charte des droits et libertés. 00:17:21 Intervenant 3 Et ces engagements ont été 00:17:24 Intervenant 3 étirés, certains ont été rompus et d’autres sont tombés dans l’oubli depuis des générations. 00:17:29 Intervenant 3 On a donc vraiment l’impression d’être à un moment où nous pouvons faire bouger les choses de manière significative. 00:17:33 Intervenant 3 En fait, ça donne beaucoup d’espoir, pour être honnête, d’apprendre du passé, de nous appuyer sur les épaules de nos ancêtres et de faire ce que nous savons être juste, n’est-ce pas ? 00:17:44 Intervenant 3 Car si l’on y réfléchit bien, une bonne décision reste une bonne décision, et ses effets se répercutent. 00:17:49 Intervenant 3 Et si l’on y regarde de plus près, peu importe où l’on se situe sur le spectre, 00:17:53 Intervenant 3 économiquement, c'est moins cher. 00:17:54 Intervenant 3 si l'on parle de productivité, c'est mieux, c'est plus innovant, c'est plus pratique d'avoir une diversité de voix. 00:18:03 Intervenant 3 Vous savez, nous avons tous ces problèmes liés à la main-d'œuvre, genre, d'accord, vous voyez ce que je veux dire ? 00:18:07 Intervenant 3 Ils ont stoppé l'immigration, genre, d'accord, c'est mignon, mais vous voyez ce que je veux dire ? 00:18:11 Intervenant 3 Nous avons perdu tellement d’heures, tellement de main-d’œuvre, tellement de beauté, n’est-ce pas ? 00:18:17 Intervenant 3 Quand les gens sont coincés en mode survie. 00:18:19 Intervenant 3 Et puis, à partir de là, ils sont baladés vers une autre partie du système, 00:18:23 Intervenant 3 poussés vers là, où on voit des gens se retrouver dans des situations vraiment difficiles, à des moments très douloureux de leur vie, parce que ces interventions adéquates ou ces contextes appropriés qui avaient été promis n’ont pas été mis en place. 00:18:40 Intervenant 2 Tout à fait. 00:18:42 Intervenant 2 Et je ne pense pas que ce soit une question de droit. 00:18:45 Intervenant 2 Comme vous l’avez dit, c’est une question de responsabilité. 00:18:47 Intervenant 2 Je pense que tout le monde est d’accord là-dessus. 00:18:49 Intervenant 2 Deux choses sont certaines dans la vie : la mort et les impôts. 00:18:52 Intervenant 2 N'est-ce pas ? 00:18:53 Intervenant 2 Amen. 00:18:55 Intervenant 3 C'est ça. 00:18:55 Intervenant 3 Eh bien, combien de personnes sont à deux salaires de se retrouver à la rue ? 00:18:58 Intervenant 3 N'est-ce pas ? 00:18:59 Intervenant 3 S'ils manquent deux salaires. 00:19:00 Intervenant 3 Et honnêtement, je pense aussi que c'est une différence vraiment fondamentale. 00:19:03 Intervenant 3 Et c'est difficile pour moi, n'est-ce pas ? 00:19:04 Intervenant 3 C'est quelque chose qui me tient vraiment à cœur parce que j'ai vu des gens mourir. 00:19:09 Intervenant 3 Des gens que j'aime. il faut une piqûre deadrene ou un coup de fouet pour vraiment amener ça là où ça doit aller, ou au moins mettre le processus en route. 00:24:52 Intervenant 3 C'est ça. Et je pense que c'est là que le plaidoyer doit intervenir. Parce qu’au final, soyons réalistes, si vous êtes dans ce genre de parcours, on en parlait un peu plus tôt, mais, vous savez, si vous êtes dans ce parcours où vous allez à la crèche privée, à l’école privée, puis à l’université, vous savez, à l’une de ces universités, comme l’U de T ou McGill ou peu importe, c’est comme un sillon. C’est comme s’ils n’avaient même pas envisagé d’être sans-abri ou de vivre l’itinérance depuis des générations, n’est-ce pas ? Si jamais, 00:25:09 Intervenant 3 l'une de ces universités, votre Université de Toronto ou votre McGill ou peu importe ce que c'est, c'est ça un parcours. C'est comme s'ils n'avaient même pas envisagé de se retrouver sans domicile ou de vivre l'itinérance depuis des générations, n'est-ce pas ? Si jamais, n'est-ce pas ? Alors pourquoi voudraient-ils remettre en cause le statu quo qui leur convient ? Ça ne fonctionne que pour de très petits groupes d'élite. 00:25:27 Intervenant 3 qui ne cesse de rétrécir. Donc, si on y réfléchit comme à un grand système de Ponzi pyramidal, c'est dans leur intérêt d'avoir une classe moyenne forte. N'est-ce pas ? Et c'est là que, oui, je suis d’accord avec vous, nous avons vraiment besoin de plus de mesures politiques, car le gouvernement est le seul à pouvoir le faire. N’est-ce pas ? Mais en même temps, j’ai vu Mark Carney, c’était quand déjà ? L’automne dernier. 00:25:55 Intervenant 3 lors d’une conférence, et ils parlaient du logement comme s’il s’agissait d’un problème d’offre. Ce n’est pas un problème d’offre, n’est-ce pas ? C’est le gouvernement, n’est-ce pas ? Parce que, comme vous le disiez, vous savez, la SCHL, la Société canadienne d’hypothèques et de logement, dans les années 80, quand nous avions un gouvernement conservateur, ils ont cessé d’investir dans le logement social. Et maintenant, si l’on regarde combien, vous savez, si l’on extrapole cela sur 30 ans, 35 ans, 00:26:17 Intervenant 3 que nous avons eu ce déficit où le logement social n’a pas été créé. Et c’est le nombre de logements qui a diminué. Quelle surprise. Je pense qu’il y a une corrélation directe. En fait, si vous faites des recherches, Andy Yan, je crois que c’est son nom, de l’Université Simon Fraser, fait un travail très intéressant sur le logement et son rôle dans la société. Il y a beaucoup de statistiques très intéressantes, surtout sur le plan économique. Parce que, oui, en fin de compte, écoutez, c'est un logement, c'est un droit humain. Il faut en avoir un. Il faut en avoir un, surtout 00:26:46 Intervenant 3 et j’utilise ce terme de manière large, mais ce sont les membres les plus vulnérables de la société. Parce que, c’est vrai, j’ai vu tellement d’abus envers les jeunes, n’est-ce pas, qui n’ont pas accès à la communauté, qui n’ont pas accès aux connaissances dont ils ont besoin pour réussir leur vie. 00:27:11 Intervenant 2 Il y a tant à explorer et, comme vous l’avez dit, c’est le gouvernement et 00:27:16 Intervenant 2 Cela me fait penser au fait que, encore une fois, nous votons pour le gouvernement. 00:27:20 Intervenant 3 Ils travaillent pour nous. 00:27:21 Intervenant 2 Ils le devraient. Ils sont censés représenter nos besoins, n’est-ce pas ? Et quand on voit toute la crise des sans-abri, cette épidémie qui a été mise en lumière pendant la pandémie. Et pendant des années, le budget de Fonso Lagos n’a jamais pris en compte le logement. C’était 0 $. Je ne 00:27:41 Intervenant 2 ne me citez pas là-dessus au cas où je me tromperais. Mais non, et les études, comme vous l’avez dit, sont là. Les gens sont à l’avant-garde de cette prise de conscience : écoutez, il suffit de regarder, c’est là. Mais comment rendre cela accessible, compréhensible, et comment militer – et pas seulement militer, mais se mobiliser pour une stratégie – et quelles tactiques mettre en œuvre pour y parvenir ? Et je pense que l’une de ces façons, l’une de ces approches, ne se limite pas à la sensibilisation, mais c’est comme si, 00:28:11 Intervenant 2 c’est de parler avec le cœur et l’esprit. C’est de montrer les chiffres et de faire comprendre que c’est dans l’intérêt de tout le monde, sans exception, de résoudre ce problème. Et même si vous faites partie de l’élite, ou si vous venez d’un milieu aisé, cela vous touche aussi, que vous vous sentiez éloigné de cette question ou non, et 00:28:41 Intervenant 2 J'aime vraiment ce que vous avez dit, ce système de Ponzi, parce que d'une certaine manière, on a l'impression d'avoir adhéré à quelque chose et de ne pas avoir obtenu ce qu'on nous avait promis, n'est-ce pas ? Et comme ça, les gens, c'est comme si les gens avaient besoin d'être influencés par ces émotions ou ces récits sur le sans-abrisme, sur la toxicomanie, et sur, vous savez, 00:29:09 Intervenant 2 voire, dans une certaine mesure, la criminalité, n'est-ce pas ? Criminaliser la pauvreté. Et ensuite, ils adhèrent à cette orientation, pensant que c’est bon pour eux. Mais ce sont des solutions très superficielles qui, en réalité, ne font qu’épuiser ces ressources et réaffecter ces ressources et ces fonds au secteur privé et à 00:29:38 Intervenant 2 des choses qui ne nous profitent pas collectivement. Je n’ai aucun problème avec le fait que les gens construisent et souhaitent se construire une vie meilleure et s’enrichir. Mais cela ne devrait pas se faire au prix de retirer chaque échelon de l'échelle à mesure que l'on grimpe, ce qui rend la tâche encore plus difficile que de renverser l'échelle pour les rédacteurs. Nous voulons construire collectivement, en tant que société, la croissance, la prospérité et la communauté, ainsi qu'un certain 00:30:07 Intervenant 2 niveau de base en matière d'éducation et de compétences où nous sommes, si je peux employer ce mot, innovants. 00:30: 16 Intervenant 3 Oui, bien sûr. 00:30:17 Intervenant 2 créer davantage, être plus ingénieux et profiter des aspects de la vie pour lesquels nous sommes nés sur cette planète. Et si vous ne trouvez pas de logement, si vous ne trouvez pas de quoi vous nourrir, c'est une lutte dès le premier jour. Quelle qualité de vie êtes-vous censé avoir ? Eh bien, c' 00:30:34 Intervenant 3 c'est ça. Et genre, 00:30:36 Intervenant 3 combien de temps pensez-vous que la majorité, parce qu'il ne faut pas se méprendre, c'est bien d'eux dont on parle là, va accepter ça ? N'est-ce pas ? Combien de temps pensez-vous que ça va durer ? N'est-ce pas ? Et ça, tu sais, ça dépend, n'est-ce pas ? Il y a une école de pensée, tu sais, selon laquelle, par exemple, le fait d'être sans-abri est un choix politique, n'est-ce pas ? En ce sens, où 00:31:05 Intervenant 3 Tu dois voir ce qui se passe si tu ne joues pas le jeu du système. Si tu ne joues pas le jeu, si tu ne vas pas travailler et ne paies pas tes impôts comme un bon citoyen, alors regarde ce qui t'arrive. Tu es marginalisé, tu es mis à l'écart, tu es exclu. Tu deviens un exemple de ce à quoi ressemble la non-participation à ce système de Ponzi. N'est-ce pas ? 00:31:31 Intervenant 3 Et c'est encore pire, c'est-à-dire que c'est encore pire pour les jeunes parce que plus on est vulnérable, il y a tellement de formes différentes de sans-abrisme, n'est-ce pas, que les gens peuvent connaître, je ne vais pas, je ne me souviens pas de la définition exacte, mais dormir chez des amis, c'est du sans-abrisme, vivre dans un logement précaire, c'est du sans-abrisme, ne pas avoir deux mois de loyer en banque peut être considéré comme ça, tu vois ce que je veux dire ? Ça. Donc 00:31:59 Intervenant 3 et puis, je ne sais pas, en fait, est-ce qu’ils font ça ici ? Comme ce qu’on appelle un « point in time count » ? Non, je ne sais pas. Bon, donc sur la côte Ouest, en gros, pour obtenir leurs chiffres sur le sans-abrisme, il y a une organisation, ce n'est même pas le gouvernement, qui mobilise toute une armée de bénévoles et qui parcourt toute la ville. Ils vont dans tous les refuges, ils vont dans les parcs, tu vois ce que je veux dire ? Ils vont dans les endroits où vont les personnes, tu sais, celles qui sont considérées comme sans-abri ou en situation de sans-abrisme. Et puis ils font un décompte. 00:32:26 Intervenant 3 Et voilà le résultat. C'est le chiffre officiel pour l'année. Mais dans ce milieu, et pour ceux qui y travaillent depuis longtemps, ce n'est pas tout. En général, cela représente environ un tiers de la population qui relève des services sociaux, là où se situe la demande, n'est-ce pas ? Donc, vous avez en quelque sorte les deux tiers de cette population qui ne cesse de croître année après année. Seul un tiers de cette population est visible statistiquement. 00:32:53 Intervenant 3 Et à partir de là, parmi les 2 000 jeunes qui atteignent l'âge limite pour rester en prise en charge, j'aimerais savoir combien d'entre eux se retrouveront sans domicile fixe au cours de l'année suivante, ou des deux ou trois années suivantes. 00:33:01 Intervenant 2 Je crois que c'était environ 60 %. Ne me citez pas là-dessus, mais vous pouvez vérifier. Ça dépend de l'endroit, mais aussi de la confiance en l’institution. C’est comme si c’était la même institution qui t’avait souvent retiré de ta maison, de ton foyer, de ta famille, et qui avait décidé qu’elle avait les compétences et tout ce qu’il fallait, comme 00:33:23 Intervenant 2 prêt, comme l’environnement, le logement et le plan de soutien pour te préparer à avoir une enfance normale. Et c’est comme si, mais ensuite on vous met à la porte et vous n’avez plus accès à rien, personne ne peut vous appeler, pas même votre ancien accompagnateur, n’est-ce pas ? Ou alors c’est vous qui les contactez. Mais ça a vraiment un impact si vous avez déjà vécu l’abandon. Vous savez, vous avez atteint l’âge limite et maintenant, vous n’avez plus d’attachement sécurisant, aucun attachement sécurisant avec qui que ce soit dans votre vie, et on attend de vous que vous renouiez simplement avec votre famille.00:33:53 Intervenant 2n'est-ce pas ? Et tu n'as jamais développé ces relations. Et surtout, en ce qui concerne tout type d'attachement sécurisant que tu as pu avoir, tu t'es rendu compte que ces personnes étaient payées pour être là pour toi. Et ce n'est pas viable. Et vraiment, j'adore ce proverbe parce que c'est comme si l'enfant qui ne ressent pas la chaleur du village allait le brûler pour se réchauffer.00:34:21 Intervenant 2N'est-ce pas ? Et nous ne voulons pas de ça. Non. Ce n'est même pas une menace. C'est juste une réalité inévitable : les personnes qui souffrent souvent, si elles ne sont pas guéries, choisiront de se rebeller, que ce soit consciemment ou inconsciemment. C'est tout simplement une réalité. Et cette institution de confiance peut être améliorée en mettant en place un plan solide.00:34:50 Intervenant 2C'est exactement comme les idées de gratuité des frais de scolarité. Imaginez que vous arriviez au niveau de l'enseignement supérieur et que vous souhaitiez passer à l'étape suivante. Vous n'avez aucun financement et vous vous vous débattez juste pour essayer de trouver assez d’argent pour payer votre loyer et tout le reste. Et maintenant, vous devez… vous ne pouvez même pas aller à l’université où votre vie serait plus facile grâce à l’exonération des frais de scolarité. Je veux dire, les frais de scolarité, l’aide gouvernementale, n’est-ce pas ? Mais au Québec, il n’y a qu’une seule université qui propose une exonération des frais de scolarité. Et c’est McGill.00:35:19 Intervenant 2n’est-ce pas ? Concordia n'a pas d'UDM, l'UCAM n'en a pas non plus, mais à travers le pays, les provinces en ont plusieurs, je crois que la Colombie-Britannique en a le plus. Et on sait bien que beaucoup plus a été fait sur le plan législatif dans l'Ouest, c'est juste un exemple de mobilisation. Ouais.00:35:39 Intervenant 2Et franchement, je te comprends, tu soulèves tellement de points importants, et beaucoup d’auditeurs ne saisissent peut-être même pas vraiment l’ampleur de ce dont tu parles, parce qu’ils ont une foi aveugle, du genre « ça va s’arranger tout seul ». Ouais. Mais ça ne s’arrangera pas. Ça ne fera qu’empirer.00:35:59 Intervenant 3Quelqu’un devrait s’en occuper. Quelqu’un s’en occupe. Ouais. Non, et tu sais, c’est l’idée que, genre, ouais, McDonald’s a des glaces, mais genre,00:36:08 Intervenant 3Dans combien de restaurants ça marche vraiment ? On veut de la glace chez McDonald's. Désolé, la machine à glace ne marche pas. Je suis désolé que ça ne marche pas. En fait, tu veux savoir pourquoi ? C'est parce que quand ils ont commandé en gros toutes leurs machines à glace, elles étaient équipées d'une pièce très spécifique qui tombe toujours en panne. Et on ne peut se procurer cette pièce qu'auprès d'un seul fournisseur.00:36:33 Intervenant 2Je te jure qu'ils ont fait exprès. T'as pas le droit, hein ? Je te jure qu'ils l'ont fait exprès.00:36:37 Intervenant 3Ouais, c'est ça. Tu vois, c'est une bonne métaphore, non ?00:36:42 Intervenant 2Comme McDonald's, je veux dire, ils sont déjà là, alors autant en profiter pour se faire de l'argent.00:36:48 Intervenant 3Eh bien, en plus, McDonald's est une construction sociale très intéressante, non ? Non seulement c'est un endroit qui, tu sais, c'est un espace tiers,00:36:59 Intervenant 3Parce qu'il faut aussi garder à l'esprit qu'il y a tellement de choses différentes dont on pourrait parler, mais en ce qui concerne les personnes en situation d'itinérance, où peut-on aller dans la société sans qu'on s'attende à ce qu'on dépense de l'argent ? Il n'y a vraiment qu'un seul endroit : la bibliothèque.00:37:11 Intervenant 2J'adore la bibliothèque.00:37:12 Intervenant 3Dieu bénisse la bibliothèque. Dieu bénisse les bibliothécaires. Vous savez, c'est l'un des rares endroits. Et puis aussi, vous ne savez pas combien de formations au Narcan j'ai dispensées dans des bibliothèques classiques pour le personnel des bibliothèques ?00:37:24 Intervenant 3n'est-ce pas ? Pour des gens qui doivent désormais jouer le rôle de travailleurs sociaux, en quelque sorte, n'est-ce pas ? Pour s'occuper des jeunes, des nouveaux arrivants et des personnes qui souhaitent y avoir accès, ce sont les bibliothécaires. Mais sinon, il n'y a pas d'autre endroit où l'on peut vraiment aller gratuitement. Mais pour un prix modique, on va chez McDonald's. C'était quoi déjà ? Je crois que le McDouble est00:37:53 Intervenant 3le repas le plus calorique que l'on puisse avoir pour le prix le plus bas. Ou du moins, c'était le cas à l'époque où un menu chez McDonald's coûtait 2 ou 3 dollars. N'est-ce pas ? Ça représente environ 500 calories, pas des calories saines, mais des calories quand même, que l'on peut obtenir.00:38: 08 Intervenant 2J'aime bien que tu aies évoqué McDonald's, car ça pourrait devenir une sorte de test décisif pour les sans-abri. Parce que si tu regardes autour de toi en ville en ce moment, tellement de McDonald's sont fermés après une certaine heure. Tellement de McDonald's où tu ne peux plus rester après une certaine heure. Pas vrai ? On voit bien que c'est comme s'il n'y avait plus qu'Uber Eats et que certaines parties du McDonald's sont fermées. Tu sais, quand j'étais gamin, je me souviens que je rechargeais mon téléphone00:38:30 Intervenant 2à l'arrière du McDonald's d'Atwater parfois, pas vrai ? Attends, parce que je devais prendre le métro, remonter et, les téléphones se déchargeaient très vite à l'époque. Et si je n'avais pas cet endroit pour le brancher, genre, où est-ce que j'aurais été ? Mais maintenant, genre, jeune, je dirais ça, mais aussi,00:38:49 Intervenant 2les jeunes de ce quartier ont la possibilité de recharger leur téléphone ou même de lire des livres au Central Salt qui vient d'être construit. Cependant, ça ferme vraiment tôt, et les bibliothèques devraient rester ouvertes plus tard. Je ne sais pas. Et je suis d'accord. Je pense qu'elles ont, et qu'elles ont des salles multimédias et tout ça. Et c'est tellement important que nous, ça montre la raison pour laquelle ça a été construit.00:39:17 Intervenant 2c'était à cause d'un règlement municipal à Montréal, en matière d'urbanisme, qui stipule que si vous construisez un immeuble privé, un certain pourcentage de , disons 10 %, doit être consacré au logement, n’est-ce pas ? Au logement social. Je crois que c’était quelque chose comme ça. Une certaine partie, si vous ne le faites pas, mais si vous ne le faites pas, alors vous devez payer 10 %. Je crois que c’était ça, n’est-ce pas ? Et pour être honnête, c'est un peu comme,00:39:46 Intervenant 2Ça a l'air vraiment bien sur le papier, n'est-ce pas ? Mais Sanct est le seul projet du centre-ville. Il dispose d'un espace vert et d'une bibliothèque, mais il reste limité. Et c'est comme si beaucoup de promoteurs, les promoteurs privés, décidaient simplement de payer cette pénalité.00:40:00 Intervenant 3Bien sûr.00:40:01 Intervenant 2Et quel genre de ville construisons-nous sans ces espaces intermédiaires ?00:40:05 Intervenant 3Pour qui ?00:40:07 Intervenant 2Et si le problème des sans-abri vous inquiète, si leur présence vous dérange, alors la solution évidente est00:40:16 Intervenant 2de les loger.00:40:17 Intervenant 3Oui, c'est vraiment...00:40:18 Intervenant 2C'est ce qui nous permet à tous de profiter de l'espace.00:40:19 Intervenant 2Oui.00:40:20 Intervenant 3C'est... il n'y a rien de tel, et c'est ce qui m'a poussé à m'engager dans ce travail depuis si longtemps.00:40:24 Intervenant 3Il n’y a rien de tel que de donner à quelqu’un la clé d’un endroit.00:40:27 Intervenant 2Mais certaines personnes voient ça comme une aumône.00:40:29 Intervenant 3C'est vrai.00:40:30 Intervenant 2Et ça enlève de la valeur à ce qu'ils ont accompli.00:40:32 Intervenant 3Non, d'accord, c'est... tu sais quoi, je comprends ce que tu dis.00:40:35 Intervenant 3Mais en même temps.00:40:37 Intervenant 2Ouais, qu'en penses-tu ?00:40:38 Intervenant 3Tu sais, si c'est l'argument, d'accord.00:40:43 Intervenant 3Mais00:40:44 Intervenant 3où cet argent pourrait-il bien aller d'autre ?00:40:46 Intervenant 3Parce que ce sont des êtres humains, tout comme vous, n'est-ce pas ?00:40:49 Intervenant 3Donc, sans ces logements, n'est-ce pas ?00:40:50 Intervenant 3Et il y a tellement d'études sur lesquelles on peut s'appuyer à ce sujet, n'est-ce pas ?00:40:54 Intervenant 3Ensuite, on parle des coûts liés au maintien de l'ordre.00:40:56 Intervenant 3La police coûte cher, n'est-ce pas ?00:40:59 Intervenant 3C'est un secteur qui mobilise énormément de ressources.00:41:04 Intervenant 3Et puis, il y a les soins de santé, n'est-ce pas ? 00:41:06 Intervenant 3 Et on observe cette courbe de coûts qui augmente, n'est-ce pas ? 00:41:10 Intervenant 3À partir00:41:11 Intervenant 3d'un trajet en ambulance, on se retrouve ensuite face à différents problèmes, des problèmes chroniques, des douleurs chroniques, n'est-ce pas ?00:41:19 Intervenant 3Une hospitalisation.00:41:21 Intervenant 3Et à partir de là, vous avez en quelque sorte tous ces autres coûts supplémentaires.00:41:28 Intervenant 3Donc c'est comme si, d'accord, super, écoutez, vous allez quand même payer 40 % de vos revenus en impôts.00:41:33 Intervenant 3N'est-ce pas ?00:41:33 Intervenant 3C'est en fait simplement une option économiquement moins coûteuse.00:41:37 Intervenant 3N'est-ce pas ?00:41:37 Intervenant 3Si l'on considère,00:41:40 Intervenant 3cette idée, comme l’idée de la réduction des risques, la philosophie de la réduction des risques, n’est-ce pas ?00:41:43 Intervenant 3Ça vient du sida, n’est-ce pas ?00:41:45 Intervenant 3Parce que les gens ne pouvaient pas se procurer, enfin, pour de nombreuses raisons, mais l’une d’entre elles étant qu’ils ne pouvaient pas se procurer du matériel propre.00:41:52 Intervenant 3Du coup, ils partageaient des seringues.00:41:54 Intervenant 3Et ça, c'était un énorme vecteur de transmission de maladies, n'est-ce pas ?00:41:58 Intervenant 3Et à partir de là, bon, prenons un petit exemple, disons, si vous voulez qu’on ramène tout ça à une discussion strictement économique,00:42:06 Intervenant 3alors, combien coûte la prise en charge du sida jusqu’à la fin de vie d’une personne par rapport à une boîte de seringues stériles qu’on achète désormais à des prix de type Costco, n’est-ce pas, pour prévenir ça, n’est-ce pas ?00:42:18 Intervenant 3C'était la citation, et puis « mieux vaut prévenir que guérir », n'est-ce pas ?00:42:22 Intervenant 3Et c'est pareil pour l'argument économique, l'argument commercial.00:42:25 Intervenant 3C'est même mieux, non ?00:42:28 Intervenant 3Offrir à quelqu’un le logement dont il a besoin, qui est temporaire,00:42:33 Intervenant 3n’est-ce pas ?00:42:33 Intervenant 3Parce que les gens vont se lancer et acheter, ou peut-être louer un appartement dans votre immeuble, n’est-ce pas, avec un emploi, et ils paieront alors plus d’impôts, n’est-ce pas ?00:42:42 Intervenant 3Il y a tellement de recettes fiscales perdues, n'est-ce pas, pour tout le monde.00:42:47 Intervenant 3Il y a donc aussi cet argument économique.00:42:50 Intervenant 3Mais enfin, on est tous des êtres humains.00:42:54 Intervenant 3Franchement, tais-toi.00:42:56 Intervenant 3Tu sais, au final, si tu ne comptes pas participer à la société, alors va vivre dans les bois.00:43:02 Intervenant 3Mais si tu comptes participer, c'est de là que vient ton bonheur : bien sûr, tu en profites pour toi, pour ta famille, pas de problème.00:43:10 Intervenant 3Mais tu ne peux pas le faire tout seul.00:43:11 Intervenant 3Tu vois ce que je veux dire ?00:43:12 Intervenant 3Qui a fabriqué ta chemise ?00:43:13 Intervenant 3Qui a fabriqué vos chaussettes ?00:43:14 Intervenant 3Vous voyez ce que je veux dire ?00:43:15 Intervenant 3Combien de personnes ont touché cette feuille de laitue dans votre frigo avant qu’elle n’arrive dans votre bouche ?00:43:19 Intervenant 3N’est-ce pas ?00:43:20 Intervenant 3Oui.00:43:20 Intervenant 3Et c'est cette idée de continuité et aussi, vous savez, dans une certaine mesure, c'est là que la culture est définie par la hiérarchie.00:43:29 Intervenant 3Donc, quand on revient au gouvernement, qui nous appartient, qui devrait être un secteur de services, n'est-ce pas ?00:43:34 Intervenant 3La répartition du pouvoir, du temps et de la valeur, la règle des 40 % de mon salaire, 40 %, n'est-ce pas ?00:43:41 Intervenant 3Pour faire quoi ?00:43:42 Intervenant 3Fabriquer des balles dans l’Arctique, c’est ça ?00:43:46 Intervenant 3Pour les subventions pétrolières afin qu’on puisse acheter un pipeline, c’est ça ?00:43:50 Intervenant 3Je comprends que ces choses sont importantes, mais il existe des moyens de le faire de manière à ce que tout le monde soit pris en charge.00:43:56 Intervenant 3Tout le monde adore se tourner vers le modèle nordique, n'est-ce pas ?00:44:00 Intervenant 3De la Suède, de la Norvège, de la Finlande et tout ça.00:44:06 Intervenant 3Comme si la Scandinavie était un pays en développement sortant de la Seconde Guerre mondiale.00:44:12 Intervenant 3Puis ils ont découvert qu'ils avaient du pétrole, n'est-ce pas ?00:44:14 Intervenant 3Ils ont placé tout cet argent du pétrole dans un fonds fiduciaire parce qu'ils se sont rendu compte qu'ils ne pouvaient pas vraiment cultiver grand-chose.00:44:19 Intervenant 3Ils ne peuvent pas vraiment faire beaucoup de choses que d’autres pays peuvent faire parce qu’ils sont si loin au nord.00:44:22 Intervenant 3Ils se disent : « Oh, ce sont les gens qui sont le produit. »00:44:25 Intervenant 3C'est pour ça qu'ils ont une assiette fiscale si élevée.00:44:27 Intervenant 3C'est pour ça qu'aujourd'hui, culturellement, c'est important pour les gens de payer des impôts, n'est-ce pas ?00:44:31 Intervenant 3Et ils n’ont aucun problème avec un taux d’imposition de 50 ou 60 %, car tous leurs besoins sont pris en charge et le gouvernement agit en fait comme un secteur de services, n’est-ce pas ?00:44:39 Intervenant 3C’est pour ça qu’on peut, par exemple, obtenir un doctorat gratuitement.00:44:41 Intervenant 3C'est comme si on disait : « Allez vous former », parce que c'est pour, c'est littéralement pour le peuple.00:44:46 Intervenant 3Et c'est là où on en est.00:44:47 Intervenant 3Donc, si on veut parler de qualité de vie, quand ils établissent ce genre de classement, l’indice LNI, qui répertorie les pays les plus heureux du monde, n’est-ce pas ?00:44:54 Intervenant 3C'est pour ça qu'ils sont toujours en tête du classement, parce que c'est le gouvernement qui investit dans ces pays, et non pas les dirigeants de certaines entreprises.00:45:01 Intervenant 2Tout à fait.00:45:02 Intervenant 2Il y a tellement de choses à explorer, mec.00:45:04 Intervenant 2C'est vrai.00:45:05 Intervenant 2J'apprécie vraiment de t'entendre partager tes réflexions et tes petites perles de sagesse.00:45:09 Intervenant 2Ce sont des vies humaines, mon ami.00:45:11 Intervenant 3Ce sont des vies humaines.00:45:12 Intervenant 2Oui, des vies humaines.00:45:13 Intervenant 2Et nous devons les traiter comme telles, pas seulement comme des chiffres, des statistiques ou des politiques.00:45:18 Intervenant 2C'est ce que nous essayons de faire.00:45:19 Intervenant 3C'est ça.00:45:20 Intervenant 2C'est plus une question de sentiment qu'en Norvège.00:45:22 Intervenant 3C'est ça.00:45:22 Intervenant 3Eh bien, même dans ce cas, tu sais, tout le monde adore ça.00:45:24 Intervenant 3Tout le monde aime les réponses simples.00:45:25 Intervenant 2 Non, tu as raison. 00:45:26 Intervenant 3Parce que c'est difficile, n'est-ce pas ?00:45:27 Intervenant 3Mais en même temps, et je pense que cela s'applique aussi à ton travail, tu sais, est-ce vraiment ainsi que nous réussissons au final, à travers tout ce que j'ai vu, et j'ai vu quelques obstacles.00:45:39 Intervenant 3Nous devons simplement mettre nos enfants, les enfants et les jeunes, au premier plan et au centre.00:45:42 Intervenant 3Et c'est quelque chose sur lequel je pense que nous pouvons tous nous mettre d'accord.00:45:45 Intervenant 3Nous avons tous été des enfants et des jeunes à un moment donné, et si nous en avons nous-mêmes, qui ne voudrait pas ce qu'il y a de mieux pour eux ?00:45:56 Intervenant 3Et je pense que peu importe votre affiliation politique ou votre état d’esprit, vous savez, je pense que c’est quelque chose sur lequel nous pouvons tous nous mettre d’accord.00:46:02 Intervenant 3Et si nous utilisons cela comme une boussole, vous savez, dans nos cœurs et au bout de notre nez, nous finirons par arriver quelque part de vraiment bien.00:46:10 Intervenant 2Tout à fait.00:46:11 Intervenant 2Mais alors, Patrick, j’aimerais vous poser une question.00:46:14 Intervenant 2Je voudrais savoir si tu peux citer trois choses que le gouvernement et les gens, comme nous, peuvent faire dès maintenant pour répondre au problème des sans-abri et prendre des mesures en vue de le résoudre.00:46:25 Intervenant 2Et quelles seraient ces trois choses ?00:46:30 Intervenant 3C'est une bonne question.00:46:32 Intervenant 3Je pense que ce serait00:46:40 Intervenant 3Considérable.00:46:42 Intervenant 3D'accord.00:46:43 Intervenant 3Laissez-moi juste réfléchir un instant.00:46:45 Intervenant 3D'accord.00:46:46 Intervenant 3Trois choses.00:46:47 Intervenant 3Premièrement, un investissement important dans le logement social pour les jeunes.00:46:52 Intervenant 3D'accord.00:46:53 Intervenant 3Les enfants et les jeunes, plus précisément.00:46:55 Intervenant 2D'accord.00:46:55 Intervenant 3Numéro un.00:46:56 Intervenant 3On ne peut pas contester ça.00:46:57 Intervenant 2Oui.00:46:58 Intervenant 3Exactement.00:46:59 Intervenant 3Numéro 2 : pendant que vous faites ça, alors que le gouvernement se dit que c'est une solution très descendante, comme la SCHL le faisait autrefois parce que ça marchait, et ça marche ailleurs.00:47:09 Intervenant 3Par exemple, régler la question des permis.00:47:13 Intervenant 3Entamer des discussions entre la Banque du Canada, la province et la municipalité pour voir comment ils peuvent être indemnisés.00:47:20 Intervenant 3Car à tous les niveaux, il y a tellement d’acteurs impliqués pour que la construction puisse démarrer rapidement. 00:47:27 Intervenant 3 il suffit de s’y plonger, de prendre des notes, de haut en bas : le gouvernement fédéral va s’en charger, le gouvernement fédéral est désormais impliqué, jusqu’au chantier où l’on creuse un trou pour poser les fondations d’une maison, discuter avec tous les acteurs sur place et se dire : « Bon, comment faire pour que tout ça se passe de manière fluide ? » 00:47:46 Intervenant 3 Tout le monde n’essaie pas simplement de se servir aux dépouilles. 00:47:50 Intervenant 3 Et puis je pense que, pour finir, il faut 00:47:58 Intervenant 3 vraiment s’appuyer sur des valeurs. 00:48:02 Intervenant 3 Que le logement est un droit humain, et communiquer cela et agir en conséquence, en faire une position politique publique, car c'est vraiment une question de valeurs. 00:48:16 Intervenant 3 Et sans trop s'étendre sur le sujet, mais la retraite de beaucoup de gens est liée à leur logement. 00:48:20 Intervenant 3 C'est un sujet profond. 00:48:21 Intervenant 3 C'est profond. 00:48:22 Intervenant 3 Mais je pense que ces trois choses : le logement social pour les jeunes, 00:48:26 Intervenant 3 clarifier les autorisations entre les différents niveaux de gouvernement, et à partir de là, un changement culturel est la façon dont nous allons résoudre ce problème, et cela se fera très rapidement. 00:48:34 Intervenant 2 J'aime beaucoup cette réponse. 00:48:36 Intervenant 3 Très vite. 00:48:36 Intervenant 2 Vraiment. 00:48:38 Intervenant 2 Et c'était une excellente discussion. 00:48:40 Intervenant 2 J'ai vraiment apprécié ce moment passé à discuter avec vous, à vous écouter. 00:48:43 Intervenant 2 Et j'ai l'impression que ce n'est que la première partie. 00:48:46 Intervenant 3 C'est ça. 00:48:47 Intervenant 3 Eh bien, tu sais, si tu veux que je parle de ça, tu sais, ça me passionne à tout moment. 00:48:50 Intervenant 3 À tout moment, si j'ai besoin d'espace. 00:48:51 Intervenant 3 Merci beaucoup. 00:48:52 Intervenant 2 Et Patrick, merci encore pour ton temps. 00:48:56 Intervenant 2 Et c'était, je pense, notre meilleur épisode jusqu'à présent. 00:49:01 Intervenant 2 Oh, non. 00:49:03 Intervenant 2 C'est tout. 00:49:03 Intervenant 2 Nous aimons monter nos épisodes, mais je pense que celui-ci était l'un des 00:49:08 Intervenant 2 Vraiment, c'est très agréable. 00:49:09 Intervenant 2 J'apprécie cela. 00:49:11 Intervenant 2 Une vision globale, une réflexion sur la gouvernance, sur la manière exacte dont tu as transformé ton expérience empirique et tes connaissances, tirées de ton travail dans le logement, auprès des jeunes et même en matière de politique, c'est comme si... tu vois tout cela si clairement. 00:49:29 Intervenant 2 Vous savez, quand... Je garde encore tellement espoir. 00:49:31 Intervenant 3 Je n'ai pas le choix, vous voyez ce que je veux dire ? 00:49:33 Intervenant 3 Je le fais, tu sais, on fait ce travail pour 00:49:38 Intervenant 3 ceux qui ne peuvent pas le faire. 00:49:41 Intervenant 3 On a perdu trop de gens pour des raisons vraiment, vraiment stupides. 00:49:43 Intervenant 3 Et les réponses sont là. 00:49:45 Intervenant 2 Juste là. 00:49:46 Intervenant 3 Et on s'en rapproche un peu plus chaque jour. 00:49:48 Intervenant 3 Tu travailles à mon travail et au travail. 00:49:50 Intervenant 2 Je sais, c'est bien. 00:49:52 Intervenant 2 Bon, je pense que c'est tout pour aujourd'hui, les amis. 00:49:54 Intervenant 2 J'espère que vous avez apprécié cet épisode autant que nous avons pris plaisir à le réaliser. 00:49:57 Intervenant 2 Et j’ai hâte que vous nous écoutiez à nouveau très bientôt. 00:50:02 Intervenant 3 Ouais, c’est le top. 00:50:03 Intervenant 3 Quand tu regardes les anciens épisodes, j’en ai écouté quelques-uns qui sont géniaux. 00:50:05 Intervenant 2 Oui, c'est vrai. 00:50:06 Intervenant 3 Merci, mec. 00:50:07 Intervenant 3 Toi aussi. 00:50:07 Intervenant 3 Passe une bonne journée. 00:50:08 Intervenant 3 Merci beaucoup. 00:50:09 Intervenant 3 Merci beaucoup.
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