À la Une: le CSAC étranglé financièrement par le gouvernement, la Cour des comptes serre la vis face aux délinquants financiers
Ouvrons avec ce titre en une dans Ouragan [https://ouragan.cd/2026/05/le-csac-etrangle-financierement] : « Le CSAC étranglé financièrement ». Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication vit l’une des périodes les plus sombres de son histoire, annonce le tabloïd. Qui précise que « l’institution chargée de réguler les médias congolais semble aujourd’hui étranglée financièrement, paralysée administrativement et enfermée dans une immobilité profondément inquiétante. »
Depuis quatre ans, lit-on, « les frais de mission et les titres de voyage ne sont jamais libérés. Les difficultés liées aux salaires persistent. L’institution est également privée de toute mobilité institutionnelle. Pourtant, les crédits existent dans la loi de finances. »
Ouragan parle d’un paradoxe qui choque : « le budget prévoit, mais l’État ne paie pas. » Alternance décrit un établissement public « misérable, pitoyable, minable, lamentable et nécessiteux ». Dans une note partagée avec les médias, l'instance de régulation a alerté sur une crise financière ayant paralysé son fonctionnement et qui menace sérieusement sa survie. Le constat paraît d’autant plus amer que, je cite le confrère, « si le président du CSAC, Christian Bosembe, continue de siéger aux côtés d’autres corps constitués lors des cérémonies officielles, il demeure à la tête d’une institution clochardisée, privée même du strict nécessaire à son fonctionnement. »
Alternance fait observer qu’une simple visite au siège de l’institution permet de parler de la misère. L’institution semble ne plus exister que sur le plan administratif, décrit-il, parlant de « l’absence de salle de réunion, bureaux inadaptés pour les dirigeants, sanitaires délabrés, les agents des différents services confinés dans une salle exiguë, sans climatisation, encombrée de vieux téléviseurs utilisés pour le monitoring des médias. »
Le quotidien Infos 27 souligne que face à cette situation, « les appels se multiplient pour réclamer une intervention rapide du gouvernement afin d’exécuter effectivement les lignes prévues dans la loi de finances », car, conclut le journal, « les frais du CSAC ne peuvent plus rester de simples écritures sans traduction concrète. »
Dans Congo Nouveau, Luanda relance le dialogue national. Le président angolais João Lourenço a reçu jeudi une délégation de la République démocratique du Congo porteuse d’un message du président Félix Tshisekedi [https://www.rfi.fr/fr/tag/félix-tshisekedi/]. Si le contenu du message transmis à João Lourenço [https://www.rfi.fr/fr/tag/joão-lourenço/] n’a pas été dévoilé par la présidence angolaise, cette rencontre marque une reprise des échanges diplomatiques entre Luanda et Kinshasa après plusieurs semaines de ralentissement.
Elle intervient dans un contexte où l’Angola joue un rôle central dans les efforts de médiation autour de la crise congolaise. À ce jour, commente Congo Nouveau, « le dialogue national n’a toujours pas été convoqué. Pendant que les initiatives diplomatiques de Washington et de Doha progressent lentement sur le plan politique, la situation sécuritaire reste préoccupante dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. »
Bouclons avec l’hebdomadaire Vraie Thématique : « La Cour des comptes serre l'étau sur les dépenses irrégulières. » La Cour des comptes a tiré la sonnette d'alarme sur de présumés détournements des finances publiques au sein de plusieurs institutions de la République, notamment dans certains ministères du gouvernement central, des exécutifs provinciaux ainsi que des entreprises publiques. Ces révélations viennent du premier président de cette haute juridiction financière. Selon lui, écrit le confrère kinois, « plusieurs comptables publics concernés par ces anomalies seront poursuivis devant les juridictions compétentes ». Pour les cas jugés les plus graves, des renvois et sanctions judiciaires pourraient également être engagés.